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Séance 12x400m à VMA # Ça sert à quoi?


S’il est une séance de « VMA courte » qui sert de repère à l’entraînement, c’est bien celle qui consiste à aligner 8 à 12 fois 400m en récupérant une minute entre les efforts*. Des chercheurs espagnols ont voulu connaitre les effets physiologiques de cette séance chez des coureurs bien entraînés (6-7 séances par semaine).

* Précisons que dans l’étude rapportée, il s’agissait de réaliser la séance 4x[3×400] Récup 1’/3′




Résultats



Les valeurs finales des paramètres physiologiques et leur évolution pendant la séance sont rapportées dans le tableau qui suit :


Paramètre physiologique Valeur Fin Hausse pendant la séance (%)

(différence 1er et dernier 400m)

FC effort ............................................. 182 puls/min        > > +7%

FC récupération (1') ....................... 155 puls/min        > > +22%

Lactatémie ....................................... 13,5 mmol/l        > > +23%

Perception de l'effort (/20) ......... 18,4        > > +41%

Température ..................................... 35,9°        > > -1%


Ces valeurs montrent combien une séance de VMA conduit l’athlète à un niveau d’intensité élevé (Perception de l’effort quasi maximale) induisant une activation marquée de la filière anaérobie (lactatémie importante). La dérive cardiaque observée à l’effort et surtout après une minute de récupération, rappelle combien ce type de séance est une longue lutte contre l’inexorable arrêt de l’exercice. La stabilité de la température corporelle (voire même sa baisse) relève d’un mystère que les auteurs de l’étude ont du mal à expliquer et qui devra être levé par d’autres études (problèmes de mesures ou réalité ?).


Deux autres points intéressants ressortent également de cette étude. Ni l’âge ni le niveau de performance n’ont engendré des différences d’évolution des paramètres physiologiques pendant la séance. Autrement dit, jeune ou vieux, niveau élevé ou plus faible, chacun se donne autant quand il chausse les baskets. Une nouvelle fois, cela semble aller à l’encontre de l’idée selon laquelle les plus jeunes et les plus performants « s’en envoient » plus que les autres.

Les amateurs pourront consulter l'étude (en anglais mais abondamment illustrée), en cliquant ci-dessous:


Acute Physiological and Thermoregulatory Responses to Extended Interval Training in Endurance Runners: Influence of Athletic Performance and Age. García-Pinillos F, Soto-Hermoso VM, Latorre-Román PÁ. J Hum Kinet. 2015 ;49:209-17.




Source (désormais introuvable sur le Net): Volodalen



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