Business: Comment les #IGERS vous font les poches | LJQR

Mis à jour : oct. 12

Instagram est le nouvel eldorado en tungstène de la communication et du marketing. Nouveau paradigme et donc, nouveaux acteurs et actrices. Les femmes, ou plutôt leurs belles courbes se taillent la part du Lion ici-bas. Émancipation ou nouvelle aliénation de la femme éternelle? Débat et idéologie. Le féminisme est bien souvent en PLS face aux contradictions ... bref.





Mais au fait, à quoi ça sert un/une influenceur-se?


Éléments de réponse.



Selon wikipedia,

Un influenceur est une personne active sur les réseaux sociaux qui, par son statut, sa position ou son exposition médiatique, est capable d'être un relais d'opinion influençant les habitudes de consommation dans un but marketing.

Les influenceurs sont sollicités par les marques, les entreprises afin d’améliorer leur communication, ainsi que dans le cadre d’actions publicitaires. Les influenceurs travaillent majoritairement sur les réseaux sociaux en influençant de nombreux abonnés à travers leur compte Instagram ou encore leur chaîne YouTube. Ils ont un rôle d’intermédiaire entre les entreprises et leurs potentiels clients.


Selon nous,

A vous retourner la tête pour mieux pour subvertir (cf. le cliché d'illustration).

Schéma en 3 étapes.


Les définitions étant posées, suivez-nous, c'est parti!



Etape 1 # La fabrique préalable de temps de cerveau disponible


L'influenceur profite du travail méticuleux de décennies d'abrutissement, de nivellement par le bas et d'hystérisation de la masse. Il est en cela un opportuniste au services des "marques". Il n'a rien inventé en réalité, il est un vecteur agité par les marques pour vendre autrement, toucher d'autres cibles ...


A partir de cette matière première brute, l'influenceur œuvre pour guider le quidam amorphe vers SON produit (celui du sponsor qui le mandate). Il investit le terrain de la mode, du sport et de l'opinion essentiellement.


S'agissant du sport, il inondera sa "communauté" de contenus le mettant en scène. En résumé, des photographies à son avantage et du pathos, beaucoup de pathos. Il débordera même le cadre du sport pour y mêler homéopathiquement du privé afin de susciter l'empathie, la bienveillance et l'émotion de son public avec qui il partage tout.


L'influenceur est l'AMI.E de son follower. Motivation, tristesse, émotion, objectif, partage! Le neuromarketing par la niaiserie et le parasitisme des bons sentiments des gens. Ces gentils gens. L'influenceur ne refuse jamais le selfie quand il te croise. Sans doute car c'est parfois un bon bougre, toujours par souci d'image. L'influenceur te délègue alors astucieusement et gratis, la tâche de faire de la publicité pour lui et in fine pour son sponsor.


L'influenceur et son argent facile succombe vite à la cupidité. Il utilise sa famille, ses amis, ses bobos, ses échecs, son chat, ses parents, son cousin (...) pour sa besogne. Quand la dignité et la pudeur se questionnent sur la méthode, le follower trouve cela "chou". Le follower isolé, dépressif,névrosé adore son nouvel AMI.




Etape 2 # La finalité commerciale


Le travail est fait. La communauté est en transe. Le follower est mûr. C'est l'estocade. Le placement de produit jusqu'alors quasi-subliminal (enfin pour le plus naïf) est dévoilé sans complexe! Après tout, avec les belles émotions qu'il nous fait vivre, l'influenceur est légitime à exiger de "nous" un retour sur investissement, hein! Soyons modernes à la fin!


Pour les plus récalcitrants à la manœuvre, un bon code promo dans tes dents et c'est le coup de grâce, surtout avec des emojis, quelques # et une méga-dose de pathos ...


Le temps de cerveau disponible a ceci de commode qu'il ne demande qu'à être comblé. La consommation est une bonne farce pour les dindes même hors périodes de fête (même si pendant les fêtes, c'est la ...fête pour les influenceurs qui s'y exposent cependant au risque d'être confondus).


Pour finir, la recette de la farce ...



Etape 3 # Le commerce du RIEN


L'influenceur est inutile pour diffuser les mérites de l'utile. le consommateur n'a ici pas besoin de lui et de son baratin stérile. Non ...


L'influenceur est le vecteur providentiel des "marques" pour écouler du vent, du rien, de l'inutile. La communauté #FOLLOWER est un cœur de cible indigent corvéable à merci. Le DAF y voit en caractère géant et doré le mot MARGE. Le plomb se mue en OR. La pierre philosophale anti-philosophique, le Pathos.


Les grandes marques sportives communiquent par les grands sportifs. La gesticulation de ces ambassadeurs se fait sur le terrain des exploits et prouesses sportifs. Les champions inspirent et "influencent" par la maitrise du geste, l'excellence de la maîtrise.

L'influenceur gesticule quant à lui par le pathos et le baratin multi-décliné, notamment via l'échec, on l'a vu.


L'influenceur écoule donc de la marchandise qui lui ressemble. La nature des choses est bien faite. L'instagrameuse "à cul" vendra du leggin qui fait "du cul", par exemple et sans caricaturer. Non, même pas ...


Le runner valant 1h45 sur semi vantera - et donc vendra (sinon ça ne compte pas) - les mérites de tels gels (on se demande comment une marque peut oser communiquer les vertus de son perlimpinpin avec de tels pitres > le règne de la quantité sans doute?) tout d'un coup devenus son PARTENAIRE indispensable pour récupérer et courir mieux quand un autre oubliera tout d'un coup la swoosh une fois gratifié d'une paire d'écrase-merde révolutionnaire (trop confortables et trop cool!) sponsor d'un événement l'ayant choisi comme égérie discount (mais vecteur de quantité - vu les prix des dossards, c'est habile > je ne vous raconte pas la foire dans les sas de départ #Taudis ).


Le Rien et l'inutile concernent également, s'agissant du running, les événements en tant que tel, au-delà même des produits manufacturés. Plus les organisations font appel à ces acteurs de la quantité docile et obéissante (le neuromarketing à pathos aliène très très bien), plus le prix des dossards fait dans l'inflation façon république de Weimar; plus le niveau basse aussi, corrélativement. Ces événements qui ressemblent à des kermesses, des cirques ... produits dérivés à la clés. Et surtout, matière pour l'influenceur à vous vendre du debriefing #Pathos #Partage et le sentiment pour ce crétin de #Follower d’appartenir à quelque chose ... (trop content d'avoir pu te croiser ... merci à tous pour vos messages ...).


L'influenceur vend du vent. Le Follower est une girouette névrosée. La boucle est bouclée. L'un comme l'autre ressemblent d'abord puis finissent par être ce Rien.




Synthèse


Voici, à très grands traits dépeint le rôle de vecteur de ce nouvel acteur du 2.0. Transmettre en B to C le néant (biens ou services inutiles, ou n'ayant pas attendu les gesticulations des égéries du médiocre idolâtré pour être connus) enrobé de pathos, de pride, d'exploits, d'échecs constructifs, de partages, de "nous" ... pour permettre en C to B le transfert de capitaux.


Le récit existentiel se doit d'être monétisé. Il ne mérite d'être vécu qu'à cette finalité (être partagé > version pathos - être monétisé > réalité). La participation à une course, le fait de cuisiner quelque chose ... ne sont vécu qu'à ce seul dessein. Normal dès lors que l'échec soit assimilé à la réussite. Pour l'influenceur habile, cela revient en effet au même en terme, in fine, de revenus. Le follower docile ne réalise alors même plus qu'il subit un lavage de cerveau, une inversion de Tout par le Rien. Du concret par l'abstrait. De la raison par l'émotion etc etc.


Bref, de vous faire les poches avec le sourire.


Bonne continuation.



Le Joggeur Qui Râle

 

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