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Confinement # Les astuces pour courir en toute légalité et au-delà ...

Mis à jour : mars 25

En temps de pandémie et de confinement, le runner jouit d'un incroyable privilège dont il abuse ostensiblement via les réseaux sociaux. Soit. Nous nous attentions, à la suite de l'intervention d’Édouard Philippe du 23.03.2020, à un durcissement des conditions dans lesquels le quidam est autorisé à exercer une activité physique par rapport aux dispositions initiales de l'article 1er du décret du 16 mars 2020.


Il n'en fut rien. Ou presque!



Ouff de soulagement chez les runners.


Jeté à la vindicte populaire par les médias main stream, sur les réseaux sociaux en général et sur STRAVA en particulier, le runner et son espace de Liberté dérogatoire agacent au plus haut point. Le sédentaire est appelé à #Resterchezlui quand le #Finisher en 6h12 est invité à se dandiner dehors en short sous le ciel bleu.


Le runneur peut continuer de runner!


Focus sur le corpus réglementaire cacophonique (en cohérence avec l’action gouvernementale face à la crise, mais ne polémiquons pas ici), son évolution, son interprétation et les moyens de le contourner ...




Au commencement était l'article 1er du décret du 16 mars 2020 portant réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19


«déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective»


Flou pas très artistique. Cette annonce a suscité une glose stérile sans précédent sur les réseaux sociaux aussitôt faite! Nous ne reviendrons pas sur ce grotesque épisode comme seul les réseaux sociaux savent les produire. Du questionnement indigent à l'affirmation fébrile avant la réponse catégorique, ferme et définitive des experts de salon.


Le Gouvernement, via TWITTER (Trumpisation de la vie politique française) aller devoir très vite apporter, et de manière informelle ou presque donc, quelques précisions. Confuses elles aussi. décidément.


Dernière monture: 2km ou 30 minutes. Pas plus. 500m ou 1 km de chez soi.


celui qui court sait bien que 2km ou 30 minutes, ce sont deux "choses" relativement différentes. Le runner lent allait pouvoir se dandiner une demie heure quand le seuillard était d'office condamner à se contenter d'une giclette précoce de 7/8 minutes grand max!


Mais, face aux images des quais et de l'arrogance du néo-sportif en short en congés payés, le ton allait durcir et nous allions devoir remiser nos Vaporfly dans leur boite noire ...


Il n'en fut rien  ...




Intervention du Premier Ministre Édouard Philippe en date du 23.03.2020


«sortir pour promener ses enfants ou pour faire du sport, ça doit être dans un rayon de un kilomètre de chez soi au maximum, pour une heure, et évidemment tout seul, et une fois par jour»



Je ne sais pas pour vous, mais personnellement,j'ai du mal à l'écouter plus de 10 secondes. Ceci n'a rien à voir avec le sujet traité.


1km autour de chez soi. Une heure. Tout seul et une fois par jour. Mangez 5 fruits et légumes ...


Pas vraiment un durcissement mais une précision salutaire. Avec l'ancien dispositif, facile de gruger et de s'arranger avec la lettre (et l'esprit) de la Loi.


Bref, le runner va pouvoir se pavaner avec l'arrogance, toujours, du citoyen qui se conforme à la Loi. Héros et conformité.




En pratique ...


En pratique, le dispositif gagne en cohérence et en clarté. Une heure dans un rayon de 1km, une fois par jour. La compréhension est abordable.


Il faudra désormais indiquer quelques précisions sur votre attestation de déplacement afin de rendre effectif le contrôle. Adresse de départ et heure de commencement de votre sortie.


Imagine-t-on la police contrôler le rayon de 1km avec un GPS?




Ce que risque le bigorexique contrevenant


Les forces de l'ordre seront amenées à apprécier chaque déplacement au cas par cas, le bon sens en guide. Un trajet non autorisé vous en coûtera toujours 135 euros d'amende. Et dorénavant, en cas de violation réitérée des règles, 1 500 euros pour récidive «dans les 15 jours». Dans le cas de «quatre violations dans les trente jours», le projet de loi prévoit une peine délictuelle de 3 700 euros d'amende et six mois de prison au maximum.



Trucs et astuces pour dépasser les bornes


Une sortie par jour? Et si Jean-Hector décide de faire du biquotidien en remplissant une seconde attestation l'après-midi?


Seulement une heure? Et si Kévin-Lilan remplit deux attestation avant de sortir, afin que l'une prenne le relais de l'autre en cas d'heure.s supplémentaire.s à défiscaliser?


A défaut de formulaire numérique à renseigner sur une base 2.0, l'attestation papier autorise la fraude du runner filou ...


Ce paragraphe n'est pas une incitation à tourner la loi mais une réflexion basique pour soulever l'insuffisance de ces mesures purement cosmétiques selon nous.




Sportivement, les confinés





Pour télécharger le document, c'est ici > Attestation de déplacement dérogatoire



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