Courir avec un Camelbak # Tricherie déguisée ?

Mis à jour : févr. 25

Quoi ? Comment ? Mais que dîtes-vous encore ?! On devine les protestations dès l’écriture de ces lignes ! Que vous êtes prévisibles esprits simples ! Cette réflexion ne concerne donc pas les épreuves en autonomie totale ! Calmé.e.s ? Nous pouvons donc poursuivre le propos …



Sur un TRAIL ou une grosse course nature (selon la nomenclature FFA), le sac à hydratation n’est jamais interdit. A contrario, il pourra le cas échéant être de facto nécessaire si une liste de matériel obligatoire est indiqué au règlement. Penchons-nous sur ces épreuves pour lesquelles il n’est pas nécessaire d’un point de vue réglementaire.


Sachant que des postes de ravitaillement sont disposés sur le parcours à des fréquences tolérables et en général « bien pensées », le trailer en camelbak disposerait d’un atout comparativement au concurrent plus « minimaliste ». Certes, ce trailer all inclusive ne paierait-il pas ce « luxe » au prix de l’inconfort ? Ça se discute !


Nous ne jugerons pas ici du caractère « m’as-tu-vu » de ces trailers endimanchés débarquant sur les sentiers sur-équipés (bâtons sur du 250 D+, frontale en plein jour, compression tout azimut …), non. Après tout, le sport, serait-il loisir, est pour nombre d’entre nous prétexte à se faire plaisir par l’acte d’achat et votre serviteur lui-même en croque aussi un peu …


Non, le propos ici est de réfléchir à une éventuelle rupture d’égalité entre trailer à poche et trailer livré à lui-même et à la soif.


Tout choix est un renoncement, et choisir de courir sans, c’est renoncer à ! CQFD. Tandis que la plèbe galopante fera halte aux tables de ravitaillement, parfois dans la cohue et l’inéquité, le nanti à poche d’eau sirotera au calme son mélange maltodextriné entre deux bosses … Et plus le sac d’hydratation est onéreux, plus il est technique et plus il est discret et n’entrave donc pas l’allure de son porteur. L’argent ici encore permet d’acheter des secondes au kilomètre !


Le camelbak permet de boire régulièrement, sans attendre la soif et est donc physiologiquement avantageux ! La pipette est elle aussi plus ergonomique que le gobelet qui se déforme, déborde et dont on ne finit par boire que deux gorgés pour mieux repartir ! Il y a bien rupture ici !


Alors, les sans n’ont qu’à acheter le sésame et courir avec, suggèrent déjà les contestataires. Certes oui. Harmonisons et organisons l’égalité par toujours plus d’équipement. Par l’avoir.


Le business vous remercie.


On s’éloigne toujours plus de l’esprit « courir en liberté » ce faisant …


Le Joggeur Qui Râle


 

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