COVID: Plus de course jusqu'à la réélection de Macron | LJQR

L'année 2020 est morte et enterrée. 2021 a déjà une running et une semelle dans la tombe. Les gros événements "différés" en 2021 n'ont toujours pas ouvert leurs inscriptions et devraient en toute logique être annulés sans passer par la carte "repoussés à la rentrée" ...



... Jusqu'à quand? Mai 2022 murmure-t-on dans les milieux autorisés.


La gestion de la crise sanitaire en général et le confinement en particulier ne font pas l'unanimité auprès de la population. C'est le moins qu'on puisse dire. Plus que les doutes autour de la dangerosité de cette chimère de virus, ce sont les gesticulations et volt-face des politiques et leurs experts stipendiés qui agacent, parachevant le discrédit de toute une classe, médias compris. Loin de nous l'idée ici de gloser sur cette épisode médiocre de la France en transition.


2020: morte

2021: coma artificiel


Et 2022?


2022 c'est l'année de la présidentielle. Une année charnière? Pas vraiment tant l'offre politique est inexistante et verrouillée en France. Rien à attendre donc. L'alternance artificielle est un leurre.


Soit, mais.


Une année de présidentielle, c'est une année de couverture médiatique frénétique. Des éditoriaux à l'infini. L'actualité kidnappée par des discours, des promesses, du changement de cap (...) stériles.


Imaginez-vous l'exécutif et le pouvoir relâcher la pression en plein money time? Manifestations, rassemblements, mouvements sociaux et ersatz de révolutions tout azimut .... Non! Castex usé jusqu'à la corde aura son successeur zélé pour agiter tantôt le glaive, tantôt le grelot pour gagner du temps face à une Plèbe infantilisée et bientôt (?) résigné à son sort scellé ... Attention aux derniers soubresauts!


Des courses au premier semestre 2022 (mais aussi au second de 2021), c'est un appel d'air à la Liberté, aux rassemblements, bref à la révolte désarticulée en germe. L'ingénierie sociale commande l'atomisation du corps social. Sa fragmentation idéologique d'abord, et quand la common decency réunit la majorité et devient irrésistible face au Léviathan, son isolation physique. Nous y sommes ... Rien d'idéologique ici, c'est l'évolution "normale" d'un système en fin de cycle vers la brutalité.


Les transitions douces (ou rupture tranquille comme disait l'autre) n'existent pas, c'est un faux concept, c'est une malice du Pouvoir en place, un leurre pour que rien ne change. Un concept qui plait au Peuple attaché au confort matériel, à sa rente de situation ... Les décennies de paix, de consumérisme et névrose ont façonné une populace couarde qui gronde toute l'année avant de toujours se ranger le jour J ...


Tout n'est pas si noire certes. On peut courir 1 heure autour de chez soi avec un laissez-passer fait par et pour soi-même. On peut contourner la loi et se sentir l'âme d'un révolutionnaire en remplissant plusieurs attestations par jour et narguer la kommandantur en postant ses sorties sur les réseaux sociaux sans avoir à craindre - pour l'instant - autre chose que l'ire des sujets disciplinés.


Le marathon de Paris 2021 est mort. 2022 n'est pas même envisagé ... Idem avec les événements d'ampleur. Idem avec les saucissons provinciaux.


" Celui qui contrôle la peur des gens devient le maître de leurs âmes." (Nicolas Machiavel)

Nous vivons une époque formidable où des crétins se revendiquent de citations et d'auteurs (Machiavel, Orwell, de la Boétie ...) sur les réseaux sociaux en ne les ayant pas lus mais encore, et surtout, en ignorant qu'ils sont les plus soumis aux idéologies dénoncées. Le fait de publier ces morceaux de phrases n'est en réalité qu'un spasme avant de se ranger à l'ordre moral en place. C'est un phénomène curieux. L'appel au secours d'un résigné qui refusera la main tendue ... Le terrorisme mental de celles et ceux qui vous qualifieront de complotisme par l'habileté grossière d'un Point Godwin vite dégainé tue les élans d'émancipation ...


Au-delà donc des l'aspect "sanitaires" des choses, c'est la socialisation qui justifie et justifiera les restrictions. Cette socialisation qui permet de réaliser que nous sommes pas seuls à penser et à être en colère. Bref, que nous sommes pas fous et qu'il serait peut-être temps de changer les choses. Changer les choses, un tout autre projet ... déjà voué à l'échec et au chaos. La peur est un outil formidable.




En attendant, la mise au pas est en marche ...



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