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Détendez-vous # Les astuces pour mieux courir ...

Mis à jour : 28 déc. 2019

Courir relâché, tout en souplesse. Voilà un des vecteurs pour courir vite, longtemps et tout en plaisir!

La crispation est énergivore et véhicule la sombre image d'un sport austère et difficile. Il est navrant d'être l'homme sandwich des marques de votre équipement tout en laissant penser que votre sport est un long calvaire, n'est-ce pas?


Petit bréviaire des astuces pour devenir un ambassadeur viable et souple du running ...



Front

Plisser le front renvoie à la souffrance. On court aussi avec la tête ... détendez-vous!


Les yeux

Même ici avec les yeux et l'espace entre les yeux. On fronce les sourcils, le regard s'aiguise, les paupières se ferment, des ridules entre les yeux apparaissent. Bref, vous souffrez. Apprenez à vous focus sur cette zone pour apprendre à vous détendre.


Joues

Pas très prudent de garder les joues molles et relâchées quand on sait qu'un photographe viendra vous capter pour l'éternité numérique au coin d’une relance ... Et pourtant, il s'agit d'un des leviers essentiel du relâchement du visage.


Lèvres & mâchoires

Même combat avec les lèvres et la bouche. Les lèvres pincées, outre le coté pimbêche (pour mesdames) et cul serré (messieurs), témoignent d'une tension mal maitrisée.

Sortez donc les babines comme le dirait la #TRC! Desserrez les dents!


Nuque

S'il est une zone siège de tensions, c'est bien la nuque! Ce n'est pas pour rien que cette zone est le cœur des papouilles, vous savez, celles qui font ronronner! Gardez la longue, et relâchée, le regard haut, la boite crânienne en étendard.


Épaules

Ni trop hautes, ni trop en arrière, ni trop en avant. Il suffit d'observer des coureurs pour comprendre. On souffre pour certains d'entre eux! Relâchement, garder les épaules basses et relâchées, sans non plus subir totalement l'inertie!


Bras

Coudes stables, autour d'un angle à 90°, pas trop écartés du corps (oursin. cf. Martine L.), le coude ne doit en théorie pas passer en devant du corps, ne croiser devant le plexus ... Un article complet pourrait être rédigé sur la question. Un aspect trop oublié par la littérature. On court aussi avec les bras. Le relâchement initial est important (en fin de course, on pourra "tirer" avec les bras pour conserver ou forcer l'allure quand les jambes peineront).


Mains

Éviter de serrer les poings et plus généralement, de créer une tension. Relâcher les doigts (joindre la pulpe du pouce avec celle de l'index, et du majeur éventuellement). Garder les dans le prolongement des membres inférieurs sans les laisser, malgré le relâchement, gesticuler au gré du mouvement et de la foulée.


Hanches

Rarement évoquées dans les articles et publications main stream, la hanche compose l'unité centrale, la gravité, entre le haut et le bas du corps. Sa stabilité est la clés de voûte du "succès" en course à pied. Les hanches devront être détendues et "libres" pour autoriser une ouverture efficace et une amplitude de foulée utile.


Mollets

En phase aérienne, décontracter les mollets, tels des ressorts devant emmagasiner l'énergie lors du contact avec le sol. Un focus sur cette zone vous permettra de "sentir" le moment de l'impact avec le sol - proprioception et biomécanique en fusion (!). Les muscles sont ici à l'écoute, actifs dans le relâchement.


Pieds

Détendus et actifs à la fois. Les pieds sont le siège d'une foule de sensations lors de la pose. Les amortis marshmallows stérilisent trop souvent ce rapport intime entre le runner et la terre! Le pied doit épouser le sol, flirter avec avant de l'embrasser dans une caresse.

Le relâchement actif laisse place au dynamisme et à la tension lors de la phase d'appui ...

Une littérature spécifique évoque le pied dans ses dimensions biomécaniques et anatomiques ... c'est passionnant. On ne court plus jamais pareil ensuite. Un choix!



Précision >>>

Relâchement ne veut pas dire nécessairement mollesse. Pour illustrer cette précision, la joue devra être "molle" pour participer à la cohérence souple du runner. La joue ne participe pas à la mécanique et à l'équilibre du geste pourrait-on résumer. Les mains, quant à elles, ne participent qu'indirectement au mouvement: équilibre et prolongement des membres supérieurs, lesquels s'inscrivent dans le tronc ... relâchement ici ne rimera pas avec "mollesse" ...


Pas évident de conjuguer avec toutes ces zones, toutes ces contraintes. Et pourtant, c'est l'un des passages obligé pour mieux courir, pour courir détendu. Eluder l'und es aspects, et la tension se déplacera ailleurs, vous gâchant le plaisir. Ça serait dommage d'accepter le running comme un pseudo-plaisir, comme une activité tout juste bonne à se s'étaler sur les réseaux sociaux, à prendre des postures dans une communauté qui mimerait un mode de vie en réalité creuset de souffrances, de bobologie, de complaintes et de reconnaissance factice et creuse, non?


Nous reprenons ici certains éléments de l'excellent et pédagogique ouvrage de JF Harvey, Courir Mieux (éd. Médicis)


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