Logo 2 (2).png
 
 
 

Vélo # Devant la Petite Reine se dressent les gueux ...

Mis à jour : 28 déc. 2019

Ou le spectacle du déclin reptilo-cognitif vu depuis son deux roues.

Coupure estivale oblige, le coureur à pied aime enfourcher son bolide en carbone pour tourner les jambes. L'occasion de vivre des sensations renouvelées à 40 km/h et d'arpenter de nouvelles routes, la voie verte ... rejoindre la côte et respirer l'air iodé avant de repartir ...

Oui, mais ...



Le runner  et 1 et 2 et 3.0 n'a assurément pas la palme d'or exclusive pour son rôle urticant dans "Le déclin cognitif". Non ...


Une simple ballade en vélo brise le monopole sans peine.

Longeant le fleuve en glissant sur la voie verte sur sa bicyclette, le cycliste devra conjuguer avec ses semblables à vélo zigzagant en ligne droite tel le champion déchu en danseuse en ascension de col sous 40° et fringale, avec le piéton en perdition, les poussettes, les runners du dimanche mais en semaine, les rollers bouffeurs d'espace, les trottinettes zélées et autres objet roulant non identifiés ... un univers parallèle.


Point commun, l'essentiel de ce petit monde se fédère en obstacle mobile, indéchiffrable, exponentiel ... une tâche d'huile.


Tenir sa droite n'est visiblement pas une règle universelle. Le quidam cantonne ce principe à l'automobile (on retrouve cette sélectivité à la piscine et la pratique anarchique du couloir).


"Attention le vélo!" (un père à son fils). Cette injonction a priori louable a trop souvent le don de faire dévier le morveux tout droit vers vos rayons. Une loi inextricable est née.


Autre classique échappant à notre petit entendement à nous (sans doute notre défiance face à l'axiome "chacun fait ce qu'il veut"), ce binôme de cycliste (qui se traine) et qui semble t'inviter tacitement (?) à le doubler par le ... milieu. Déconcertant, a fortiori quand ses éléments (du binôme) ne roule pas droit; il faut alors viser juste pour franchir ce passage à niveau mobile. Le TGV c'est toi.


Autre bizarrerie de la déliquescence cognitive joyeuse, le cycliste qui semble t'affronter frontalement sans bouger de sa ligne, celle du milieu ... comme sur l'autoroute sur les triples voies. "Moi je" en cycliste moulant un tout petit sexe, assurément.


Le chien, épargné plus que l'homme dans la destruction jusqu'au cervelet, s'en sort in fine mieux que l'humain dans l'exercice de la cohabitation en mouvement, SAUF quand il est corrompu au dernier moment par son "maître" décati.


Pensée spéciale au grand classique du barrage humain étalé sur toute la voie, flânant, bavardant et baillant aux corneilles. Des corneilles qui sont en réalité des corbeaux.


Des corbeaux dépeçant le cadavre du bon sens commun.


Le Joggeur Qui Râle


©2018 by Le Joggeur Qui Râle. Proudly created with Wix.com