Humeur: Ces gens qui critiquent les Runners | LJQR

Mis à jour : oct. 12

Les gens qui critiquent et "parlent" mal des runners n'ont pas attendu le confinement pour cracher leur fiel. On se demande d'ailleurs bien ce qui peut pousser ces haters à prendre le sportif amateur comme cible et à considérer le professionnel comme forcément dopés. Une sorte de haine qui s'exprime sur le runner sans doute car celui-ci incarne ce qu'il n'est pas et ce qu'il déteste le plus: la Liberté ...



Blablabla, c'est beau le pathos qui dégouline n'est-ce-pas!?


Le runner aime fantasmer une posture victimaire. Il serait moqué, raillé, et même trollé parfois par une nouvelle horde primitive de rageux, ou #Haters. Un phénomène social qui postule un nouveau vocabulaire et de nouveaux codes. La milice des aigris sévit de plus en plus ouvertement sur les réseaux sociaux comme décomplexée par le relatif confort de l'anonymat et de la médiation numérique.



Le Hater dont il est question ici est-il par ailleurs lui-même un runner?


Permettez-nous d'en douter. Le running, cette grande famille aux valeurs positives, solidaire n'a pas de place pour les méchants. Surtout pas. Entre-aide, partage, inspiration et motivation sont les leitmotivs de cette communauté bienveillante à laquelle nous souscrivons pleinement. Lent ou rapide, fille ou garçon, fluet ou rond, le runner cultive le Ensemble.


Le Hater, court-il seulement, se met en marge de cette famille en dévoyant certaines valeurs quand il ne les tâche pas tout bonnement.


Engoncé dans sa petitesse d'esprit, il ne trouve qu'un factice salut dans le mépris de l'Autre. Bassesse. Tristesse aussi.




Le hater sauce running a ses cibles préférentielles


C'est le coureur déguisé! Le SUB6H. L'instagrameuse. Le runner à GoPro. Le roi du selfie à chaque sortie. C'est le coureur blessé qui cherche conseil et refuge au sein de sa Team Family. C'est encore l'exhibitionniste qui se filme en gros plan quand il fait son gainage.


Le hater cherche à mettre le seum aux visages souriants. Il se nourrit de la bonne humeur de l'autre pour alimenter sa haine. Il détruit ce que l'autre construit.


S'il court donc, il méprisera les plus lents que lui. S'il ne court pas, il convoquera les arguments les plus spécieux pour dénigrer ta pratique.




Ceci étant dit ...


A l'heure du numérique et des réseaux sociaux, les crises de narcissisme, d'histrionisme et plus largement de névroses font de gros dégâts au sein même de la communauté running.


Ainsi, le runner s'exhibe de plus en plus pour de moins en moins de chose. Cela frise le ridicule et ici le hater pourra autoriser la remise en cause, sans aller jusqu'à parler d'introspection. D'ailleurs, la communauté se serre les coudes et l'auto-congratulation mutuelle et systématique encourage au partage du rien, à charge de réciprocité.


Le runner alors devient addict aux notifications. Il veut sa dose de dopamine numérique. Il gesticule pour au final ne pas plus COURIR, mais courir pour pouvoir NOUS le dire. Un concept qui motive au début certes mais qui s'érode vite, tolérance chimique. Il faut augmenter la dose. Il faut faire aussi avec une certaine passivité du public qui aura tendance à privilégier malgré lui un contenu plus original. Dès lors, si le selfie post-séance et son lot de # et captures garmin est et demeure un must do, un classique, le runner sera inspiré de se mettre en scène, sans pudeur ni dignité afin de gratter son 1/4 d'heure de gloriole factice.


Ce nouvel acteur du running 2.0 s'expose ce faisant à la vindicte des nouveaux haters, lesquels se rêvent en redresseur de déclin cognitif. Des militants modèles. Les gardiens d'une morale. La leur!


Le runing - par opposition à a course à pied - est-il à ce point devenu une poubelle dans lequel se jette runners en mal de reconnaissance et de validation sociale discount et aigris auto-proclamés chantres du beau et du Vrai?


Le coureur à pied serait, selon nous, inspiré de se départir de ses postures numériques et ré-envisager à nouveau les réseaux sociaux, et l’informatique en général, comme un outil utile plutôt que comme une laisse aliénante.


Le Hater-compulsif qui aboie sans rien proposer de plus que le runner-gesticulant participe de ce chaos cognitif généralisé en phase terminale.




Le Joggeur Qui Râle



 

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