le Camelbak sur 10 km: utile ou inutile? |LJQR

Mis à jour : 5 oct. 2020

Dans la rubrique équipement, rayon sur-équipement ostensible pour victime du mercantilisme m'as-tu-vu "moi je" "moi j'ai, regardez moi ..." .... stop, voici le joggeur toujours muni de son camelbak!


A chacun ses armes pour combattre  le grotesque dans les pelotons. Plutôt que de nous en agacer, nous avons, suite à la lecture de vos posts outranciers à notre endroit, décider d'en rire, sincèrement, la vie est une fête ...




Je cours donc je consomme


Le marché, encore lui, nous assaille de nouveaux produits (ou d'anciens produits de niche se démocratisant à mesure que les runneurs avides délaissent pureté de la pratique pour y mêler ce matérialisme témoin du déclin cognitif lato sensu). Exit les lunettes de soleil en automne, les chaussures de trails pour urbain et montre GPS à 800e pour coureur du dimanche: le camelbak (ou sac d'hydratation) débarque en force dans les pelotons de course hors stade.

Pour qui s'engage sur des trails de 30 bornes en forêt escarpée, oui. C'est la vocation minimum de cet équipement plus ou moins encombrant (malgré les efforts des fabricants, et merci bien). Les courses aux ravitaillements éparses, et même en autosuffisance composent le terrain des chameaux humains. Dès lors, tu peux te calmer et cesser illico de maudire ces lignes ... On ne parle pas des ultra-trailers.



Le trail est un fétichisme


Le sujet de cette chronique, ce sont ces néo-convertis au camelbak - lointaine et floue perspective de faire de l'ultra, un jour ... - qui arborent la "bosse" sur les courses du week-end en parfaite décontraction, en y mêlant cet air atroce de celui qui vient en dilettante entre deux courses pour les "vrais" ... genre "ah merde j'ai gardé mon camelbak, c'est l'habitude des trails de 52 bornes, je suis en pleine préparation ...". On t'entend avec nos yeux crier "regardez moi" avec ton sac! Pénible.


Il fait chaud et c'est un semi ... notre indulgence est caressée dans le sens du poil par la convivialité de l'instant. Soit. Mais ce dimanche dernier, sur le 10 km du village (course au saucisson) sous ce ciel bas (il faut 16° sur le thermos-baromètre de mamie), NON! En plus tu parles fort et tes gestes ont la vaine ampleur de la prêcheuse sous coke! Grotesque sur le grossier, tu t'es même arrêté au ravito pour remplir ta gourde dorsale, retardant les autres ...



Le matériel au service de l'Ego


Tu en fais trop devant les photographes. Et ô grande déception, tu n'avances pas! Tu es de ceux qui ont mais qui ne sont pas! La nouvelle population de masse dans les pelotons. Tant mieux pour les organisateurs et leurs projets sous-jacents.

Pour l'anecdote, tu es remonté(e) contre ces maires qui exigent que les trailers des montagnes s’équipent a minima ... comprennent qui pourra. Pour notre part, on a abandonné l'idée de te convaincre de ton ridicule.

Augmente l'allure, l'eau de ta sacoche est plus que tiède et il te reste 18km .. euh, 1.8 km avant l'eau fraîche du ravitaillement de l'arrivée.


La semaine prochaine, tu projettes de venir avec tes bâtons sur ce 12km - 250D+. En attendant la frontale un dimanche matin de juin ...



Le Joggeur Qui Râle



Bloggeur spécialiste du running dit 2.0. Le Joggeur Qui Râle croque le runner numérisé de sa mâchoire impitoyable. Ennemi de la susceptibilité et des fragiles.

Pratique accessoirement la course à pied [du 800m piste au marathon], le vélo et la natation.

 

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