Le Joggeur Qui Râle: Le Eric Zemmour du Running? | LJQR

Ou plutôt du runningment correct. A l'heure des idéologies et du progressisme Roi érigeant certaines dogmes en totem inattaquable, la question est-elle opportune en matière de running? Droit à la médaille, culte du #Finisher, crypto-nazisme des barrières horaires discriminantes et ce fameux Esprit Running ...


Taquiner, questionner même au-delà du seul sarcasme caustique ce nouvel ordre (moral) établi ferait-il de votre serviteur un être nauséabond?

Assurément selon les élèves du bon docteur Pavlov ...


Parisien dans un autre vie, il nous arrivait fréquemment de croiser ledit E.Z. entre Saint-Augustin et le Parc Monceau lors de nos footings sauce bitume. Ici s'arrête hélas le trio LJQR/Running/EZ ... Pour la  petite histoire, il ne seuillait pas mais était visiblement régulier. Pas très épais le garenne!



Pourquoi donc ce titre et cet article?


D'abord, et cela n'a rien à voir avec le running, car lors d'un échange récemment, j'ai pu remarqué que toute divergence de point de vue amenait inexorablement - à la manière du fameux point godwin - à ranger son détracteur tantôt dans le rang des gauchistes ou dans celui des zemmouriens et autres crypto-néologismes de bon aloi. Réducteur dans les deux cas et stérile. Ce qui, dans le registre du débat d'idées, est assez malvenu. En réalité, l'idée a fait place à l'idéologie.

L'idéologie, par l'évidence de sa légitimité, condamne par avance l'idée adverse, réactionnaire par définition.


Étroitesse du monde des idées qui postule désormais - et sans appel - que l'interrogation est une affirmation déguisée,  que penser A c'est nécessairement "aussi" penser B, C ... La subtilité de la pensée, le libre exercice de la cognition, et pire encore, l'expression du bon sens ne seraient que le subterfuge du mal pour cracher un fiel ("de droite" forcément). 


Bref, le progressiste béat est un érudit quand le sceptique n'est qu'un conservateur perclus de  certitudes. Affirmer, c'est être ouvert. Se questionner c'est l’oppression de l'autorité!


Certes, certaines questions déguisent parfois des certitudes malignes,  encore  ont-elles

la courtoisie de la forme non péremptoire.




Et le running dans tout ça!


Notre ligne éditoriale (un si grand mot) réside dans  la remise en cause - taquine, caustique et parfois caricaturale - des nouveaux dogmes (du moins perçus de plus en plus comme tels) de la course à pied vulgarisée, le RUNNING.


Vaste projet jonchée de reductio ad.


Sexiste.  Misogyne. Grossophobe. Raciste (...).  Ou plus justement misanthrope. Ce sont nos blases selon nos détracteurs.


Quand il est question d'Amour, le genre humain est Un. Mais commencer à le taquiner et alors l'Unité se morcelle en catégories victimisées (pour les besoins de la cause, ici chouinerie ostensible et impudique, 2.0).


Le confort de la pensée molle à l'épreuve de la dure réalité? No Pain No Gain!



Le vrai sport que  pratique le runner 2.0 n'est pas, ou plus la course à pied. Non. Ce citoyen en short pratique désormais son aliénation aux codes idéologiques contemporains. des codes conçus pour le formater aux schémas du paradigme moderne. Consumérisme orchestré par les saisons (Iphone, Garmin, Netflix ... S3E04). Pensée faussement subversive et libertaire (le public adolescent des groupes contestataires s'est rangé des voitures dans les branches les plus voraces la banque, la grande distribution, l'agro voir même est carrément devenu fonctionnaire sous hiérarchie ... ) avec l'épisode du semi-marathon de Paris off ou le minimalisme ostensible car onéreux. L'aliénation de l’Être par l'Avoir. De l'Etre par le Paraître. Du Faire par le Dire ...


Le running s'est créé par et pour lui-même un écosystème de tout et son contraire cohérent. C'est beau. Passionnant. Le constat, même partiel et ponctuel par ses sujets est urticant.Cet ensemble a son "service d'ordre" (idéologique et numérique, via le dévoiement de la probité  intellectuelle et plus efficace encore, la censure) féroce.


Bref si tu critiques le running, c'est que tu ne cours pas #Rageux!


Ou encore, chacun fait ce qu'il veut quand il enrobe les débordements gloutons de son ego d'un habillage inspirant sous perfusion de # en anglais, Ces dénominateurs très (trop) communs du nivellement de la pensée par la standardisation du bas.


Assistons-nous donc à une "Zemmourisation" des esprits quand le bon sens se rappelle à son bon souvenir et interpelle le manant en quête de contre-expertise médicale on line, selfie de sa radio à l'appui, sur les groupes de runnings via les réseaux sociaux?


Est-ce un peu méchant et donc très fasciste de faire remarquer à Célestin ou Géraldine que poster son bilan kilométrique mensuel le 30/31 au soir en primeur exclusivité ne rime en réalité pas à grand chose?


S'interroger sur le sens de pratiquer le selfie systématique (posté dans la "foulée" sur les réseaux sociaux) s'assimile-t-il l'emprisonnement des dissidents politiques des Temps Modernes?


S'inspirer aussi de ses propres turpitudes invalide-t-il le propos?


Existe-t-il des Libertés et "droit à" plus louables que d'autres? Des doutes interdits et des certitudes obligatoires?


Le runner susceptible et en proie à son ego, en se reluquant dans la grande flaque des réseaux sociaux tel Narcisse n'est-il déja  « Hélas ! Hélas ! » qu'une fleur fanée en Écho à cette passion (l'amour de soi-même par son jumeau numérique) qu'il ne peut assouvir ...



Le Joggeur Qui Râle


 

Formulaire d'abonnement

©2018 by Le Joggeur Qui Râle. Proudly created with Wix.com