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Le Running # Activité physique pour dépressifs notoires?

Mis à jour : 28 déc. 2019

Si la question peut sembler brutale et sans nuance, elle s'impose de plus en plus à l'heure du tout numérique. Précision utile, nous faisons ici allusion au running (2.0) plus qu'à la classique course à pied. C'est quoi la différence entre les deux? Nous vous invitons à consulter notre petite guide lexicologique que nous avons concocté pour vous, altruiste et pédagogue en diable que nous sommes ...


Analyse ...


Certains opposeront qu'une petite sortie running apaise et fait du bien à l'âme ... pour tout gâcher en digressant trop prévisiblement dans le pathos. Soit. Mais c'est vrai, courir fait du bien. On a dit courir. Courir, ce n'est pas courir pour poster un selfie, des hashtags et un slogan niais sur les réseaux sociaux, reléguant l'activité physique en faire valoir de l'Ego gesticulant. Nous y reviendrons.


Pour le Runner 2.0, la course à pied n'est qu'un élément accessoire d'un tout.

L'être pathologique chronique court-il pour se soigner?

Le sport en général et la course à pied en particulier sont de précieux éléments de réponse à la dépression et aux troubles mentaux, de la personnalité etc. Facteur de sociabilisation, d'expression de talents, du corps ... Le sport désinhibe parfois les personnalités paralysées par les remous de la vie. Particulièrement vrai pour la course à pied, la démarche est plus aléatoire s'agissant du Running. Une pathologie a trop vite vocation à en chasser une autre. La musique de fond n'est jamais véritablement belle au jeu des chaises musicales.


Se sentant anonyme et sans saveur, Bastien pense avoir trouver dans le Running un sésame pour exister ...sur les réseaux sociaux, beaucoup. Au sein d'une communauté physique, si peu (il y retrouve son anonymat, paradoxalement).


Le sentiment d'existence à travers la gesticulation numérique (selfie, # et pathos post-séance) est un leurre qui prolonge la supercherie par la léthargie cognitive. La victime édifie un château de cartes ego-social très vacillant.


La petite brise sera fatale et notre "runner" de retourner au point de départ, voir plus bas.



Courir pour soulager un petit coup de moins bien?

Pour tous les Jean-Run Lambda de la runningosphère, la petite sortie qui vide la tête est un classique. Un petit selfie avec le smile (le selfie qui tire la tronche est un symptome du runner pathologique, cf. chapitre précédent), trois/quatre niaiseries avec des fautes à la va-vite et hop, ça va mieux!


Un petit effort et tu pourrais devenir un coureur à pied qui court plus vite et immunisé contre la hashtagîte aiguë (et ces vilaines plaies numériques purulentes). Bref, dans ce cas de figure, le runner affiche un petit brin de névrose mais échappe (de peu, et pour l'instant) à la pathologie sévère et morbide (histrionisme, narcissisme, borderline ...).


Puisse-t-il nous lire et comprendre que son salut passe par le sevrage numérique excessif.


Changement de prisme, inversons le paradigme ...

La pratique du Running (2.0) rend-il "malade" ?

Synthèse et exégèse de nos précédents propos, un renversement de la question: ne serait-ce pas, au final, le running qui rendrait malade, dépressif, pathologique et in fine crétin et niais (tel un #Follower de Martine en auto-gestion ...) ? Grande question ...


... petite réponse? Pas sûr.


C'est un peu l'image de l’œuf et de la poule. Gageure? Éludons quelques instants (sans oublier nos hypothèses, supra.) les raisons menant Gildas au Running. Gildas est donc Runner (2.0) confirmé. Quelle est sa pratique et son rapport au sport?


Gildas court plusieurs fois par semaine et s'aligne de temps en temps à une course urbaine. Événement annuel, Gildas prend un dossard au Marathon de paris ou au 20km de la même ville. Il ose parfois même un ersatz d'ultra en grande province ... Prévoir alors le selfie médaille de finisher entre les dents et le t-shirt ès qualité encadré au dessus du bureau pour faire impression auprès des invités ... poncif.


Au jour le jour, Gildas, mais il pourrait également s'appeler Mattéo ou Jean-François (JF), pratique le running pour se dégourdir les pattes (un peu, et

merci bien) et pour innover (croit-il) en matière de publications post-séance. Selfie donc, selfie-jambes, captures garmin, hashtags en cascade, pathos et parfois même des pensées à "voix haute" pour interpeller le lecteur ... le petit secret 2.0 consiste à faire une mosaïque de tout cela en un cliché posté simultanément sur facebook et Instagram. Le combo parfait. Certains publient leur chef-d’œuvre sur les pages runnings de la runningosphère pour un max de pouces bleus et de "staritude" ordinaire.


Difficile dès lors d'être focus sur l'entraînement, celui qui fait progresser et postule la récupération et le calibrage kilométrique des séances.


Car la quantité est le sésame de la reconnaissance numérique factice sur les réseaux sociaux du running 2.0. Une sortie de 30 bornes le dimanche vous vaudra des kilo-pouces bleus. Une sortie ordinaire autorise le shoot salutaire.


Difficile en l'état de s'abstenir de courir pour récupérer, la journée off running valant journée off d'Ego! Certains vont même jusqu'à courir blessé pour obtenir la came'! La névrose rode autour de tes baskets!


Le pire scénario réside dans ce qui suit: Mathis est sain d'esprit. Sportif du dimanche, sociabilisé et fêtard avec modération. Il rencontre Gilles, Runner 2.0 à selfie. Il se laisse embarquer et prend le pli du running 2.0 et sa Sainte-Trinité inversée (Selfie, # & Pathos).

Il devient totalement idiot, stagne et projette de "repeindre" le mur de son salon avec des dossards. On doute du happy end ici ...


Le running (2.0) s'achève donc dans ce magma de considérations. Loin de la course à pied tout ça.

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