LÉGENDE: Courir pour le plaisir | LJQR

S'il existe bien une légende que tout le monde - au sein de la communauté running 2.0 - aime à alimenter à coup de publications creuses et insipides sur les réseaux sociaux, c'est bien le concept du "courir pour le plaisir" ...



Pas besoin de dresser le décor, vous savez toutes et tous de quoi on parle. Jean-Ghislain court pour le plaisir et se détache totalement de la "performance" ... D'ailleurs il ignore qu'on puisse courir le 10 kilomètres en moins de 30 minutes! Bref ...



Quand le plaisir se fait blabla


Ainsi, le runner dit 2.0 - celui qui sévit sur les réseaux sociaux en parlant de lui et en feignant la bienveillance envers son semblable numérique fongible et pléthorique qui n'est in fine qu'un ustensile à likes - ne court QUE pour le plaisir. Le running permet l'évasion et incarnerait même une nouvelle déclinaison de la Liberté.


L'épisode covid/confinement/attestation fut d'ailleurs une vicieuse mise à l'épreuve de son rapport au running En attendant le froid de l'hiver qui pourrait élaguer l'arbre de l'imposture numérique!


Soit.


Ce plaisir dont se gargarise à longueur de pathos le RUNNER, QUESACO?


On serait tenté de dire, dans une rayure furieuse, que ce n'est pas grand chose. Et on ne serait guère loin de la réalité tant le dévoiement des mots et le sens de la posture au seul service de l'égo est criante. Criarde. Grossière. Grotesque. Vulgaire et impudique.


Le plaisir de se traîner en claudiquant et de poster un selfie à sa gloriole discount sur les réseaux sociaux en guise de retour au calme?


Le plaisir de courir blessé.e et/ou malade en contrevenant - via l'aval d'une communauté amorphe et indigente, voir carrément irresponsable de bêtise - aux prescriptions d'un médecin/kiné/spécialiste qui ne lui plait pas car te condamnant au repos forcé?


Le plaisir de te forcer à courir et à en être à chercher la motivation à travers le regard des autres et à des astuces pour savoir comment puiser l'envie ... ?



Plaisir n'est en réalité que béquille de l'ennui


Le plaisir de donner un sens à sa vie chiante?


Nous résumons:

invoquer le plaisir quand on court mal, blessé avec comme cerise sur le gâteau un selfie et une capture de montre GPS systématiquement postés sur les réseaux sociaux du running est un non sens absolu.


L'alibi du "sens du partage" et de l’inspiration est une hérésie mutuellement admise pour légitimer les crises aiguës d'égos!


Hurler son plaisir dans la grande cacophonie numérique 2.0, c'est impudique et surtout immature!


Avoir besoin de la médiation d'autrui à travers le prisme numérique, c'est trouver fade le vécu, c'est avoir besoin de pimenter et saler le "vivre" par la validation d'une masse abstraite composée de semblables éparses.


Vous avez dit "pathologique" ? Oui!


Plus on revendique son plaisir, son bonheur, sa culture aussi, plus on l'étale, moins ... Vous nous suivez?




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