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Les influenceurs ne sont-ils in fine que des rabatteurs?

Updated: Feb 10

L’avènement des réseaux sociaux et leur normalisation dans le paysage de la communication tout azimut ont permis l'apparition de nouveaux "métiers". Parmi ceux-ci, celui d'influenceur.


Penchons-nous (mais pas trop #CBDB) sur ce nouveaux métier décliné au monde du sport 2.0 ...




L'influenceur investissant le terrain du (plus que "de") sport n'aime pas la contradiction. L'opportuniste pris la main dans le pot du parasitisme est susceptible.



Esquisse du concept


Opportuniste donc de la communication de masse et au service des marques contre quelques rétributions avec ce sentiment frelaté d'être investi d'une fonction d'utilité publique:


Contribuer à faire bouger les gens! Un argument repris en cœur par les kilo-followers amorphes, autant de Cucks.


La niaiserie plus que la performance. Le partage et la spéculation sur l'aliénation cognitive d'une masse docile et molle. Pas d'aspérités dans la personnalité de l'influenceur: il faut plaire à tous. Au pire, dire que la guerre c'est moche (mais surtout pas s'agissant de celles en cours > trop clivant dans nos sociétés des chaines d'information) ou que la faim dans le monde c'est abominable, avec emoji en point final. Comme pour ne pas casser l'ambiance.


Prétendant toucher un autre public que les sportifs "élites" ou confirmés, l'influenceur s'invente une légitimité. Il y croit en plus. Et avec lui, sa troupe de SJW aux bons sentiments et à l'émotivité facile.


La com' déroule dès lors facilement derrière. L'effet Barnum, la phrase creuse dans laquelle chacun peut se retrouver par paresse de la dignité intellectuelle et une pseudo-inter-activité avec la communauté. Le famoso POST DE COHESION.


Partager ses joies, ses peines, ses doutes, ses larmes. Selfie ceci, selfie cela. la souffrance et les sentiments sont scriptés et calibrés pour émouvoir le follower prêt à se muer en consommateur. C'est le moment ... 3,2,1 .. Placement de produit!


Pour achever les résistances, un code promo et le tour est joué, pesé, emballé. Prévoir 2 semaines pour livraison tarif réduit facturé plein tarif au gogo.


Le temps faisant son œuvre, et l'abrutissement se consolidant en se croisant, l'influenceur devient égérie. Un modèle accessible, naturel et simple (malgré les photographies calibrées par le cahier des charges du sponsor) qu'on défend comme on défend son chien, sa femme, son gosse!


Touche pas à mon influenceur. Bientôt le #Hashtag ...

L'influenceur ne serait rien sans cette constellation de bien-pensants, chair à canon de tous les malheurs. Influenceurs cherche influençables pour te rabattre vers mon sponsor. Le code promo en tube de vaseline gratis.





Car au fait, l'influenceur, il influence quoi? Qui? A quels desseins?


L'influenceur entend, plutôt prétend guider la plèbe sédentaire vers les sentiers salutaires de la forme. faire bouger son monde.

"Grâce à elle, des milliers, des millions de gens se sont levés de leur canapé!"

Pour l'influenceur sociologue, le non-sportif fait du canapé. Pas d'amalgame.

Bon, à part cela, il influence qui et quoi l'influenceur? C'est bien beau d'avoir un titre ronflant, faudrait peut-être aussi songer à ne pas verser dans l'emploi fictif 2.0!


Par sa mise en scène constante de sa VIE génial, quelques rebondissements pour sortir le docile de sa torpeur, par le post informant qu'un post va être posté etc etc etc l'influenceur fabrique du temps de cerveau disponible.


Une fois le Follower mûr, c'est l'estocade. Le placement de produit combo code promo. Imparable. Le cul-de-sac cognitif pour le fidèle.


Les marques y trouvent un débouché facile. Un monde parallèle aux circuits médiatiques classiques. Sans régie publicitaire ni tube cathodique. Dématérialisation des vecteurs de com'.


L'influenceur se montre en short-running et tape l'event de temps en temps pour maintenir l'étiquette sportif/athlète. L'influenceur noie son coté lambda en s'essayant à des "trucs" exotiques. Pour éluder la référence, le benchmark! Au pire, l'essentiel de son auditoire n'y connait rien ...


En synthèse, l'influenceur, par le prisme de sa seule image, mène son public nul part pour lui refourguer du matériel.


Mis à nu, l'influenceur se retranchera derrière la pseudo-posture de celui qui l'assume, arguant de la place de chacun dans le monde du sport sur les réseaux sociaux.


On ne fait pas de sport sur les réseaux sociaux. Invente donc un truc en e-sport alors.

Notre avis:

Suivre Vincent Luis (qui est sponsorisé par ailleurs, je suis donc "soumis" moi aussi à cette influence) m'inspire sans qu'il n'ait besoin de me réciter la leçon ou de me proposer un code promo exceptionnel à utiliser avant la fin de la semaine (conditions rédigées en petits caractères). Même schéma quand je suis le parcours de Cassandre beaugrand, les performances de Chaltu Negassa ou même les cracks régionaux derrière lesquels je m'aligne le dimanche. Ce sont des influenceurs!


Votre alibi est un pur bluff.

Un mensonge ne devient pas Vérité quand il est gobé par le plus grand nombre.


Vers un délit de critique des nouvelles égéries du conformisme en promo?

L'influenceur chouine à grosses larmes de pathos quand son baratin est mis à nu et critiqué. Son armée de SJW aboie une rengaine étrangement uniforme pour défendre la victime. Touche pas à mon guide existentiel ... La critique ne doit pas éteindre le sourire de nos cœurs blêmes. Névrose collective. Égrégore du mal.


L'influenceur est persuadé être du bon coté du manche. Un résistant. Un dispensateur de bon, de beau, de juste, de vrai ... pas philanthrope pour un sous par contre. L'influenceur est même cupide. Il monétise tout. Sa vie privée finissant par se confondre avec le personnage désormais public. Pas étonnant que la critique de l'une soit assimilée au mépris de l'autre. Victimisation contre rémunération. Oui, on appelle cela faire la pute. Une pute qui ne chôme pas.


Le runner 2.0 s'expose par le rien / pas grand chose et exige de facto une reconnaissance creuse et factice numérisée.


Le runner 3.0 grogne quand le grain de sable s'oppose à ces prétentions 2.0


Le runner 4.0 est désormais mis à jour. Le Runner 4.0 gesticule pour défendre son semblable, en réalité lui-même. Comme celui refusant de se poser les bonnes questions pour ne pas avoir le cas échéant à tirer les conséquences des réponses, le Runner 4.0 se sent confortable dans ce paradigme de néant, de mou, de niaiserie, de creux ... aucune exigence.


La paresse du corps de l'esprit.

Le business a besoin d'individus éclatés, névrosés et émotifs pour mieux susciter l'achat compulsif.


L'influenceur est un maillon de cette chaine. Un petit maillon à la marge.

Un rabatteur.




Le Joggeur Qui Râle



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