LJQR décrypte ... # Le blues du marathonien

Mis à jour : 28 déc. 2019

Le blues post-marathon ... L'impression d'un vide pesant après des semaines de préparation rigoureuse, comme une absence. LJQR décrypte pour vous l'origine de ce mal sui generis.



Le Joggeur Qui Râle décrypte ... , ce sont de courtes chroniques qui vont droit au but, en by-passant le pathos et le chichi qui épargnent les cucks du running 3.0 ... ceci étant dit, c'est quoi exactement le blues post-marathon ...


Jean-Eudes est désormais marathonien! Un accomplissement et des émotions qu'il a su partagés sur les réseaux sociaux du running dans son pathos caractéristique ... Selfies, hashtags et slogans creux. Il nous donne d'ores et déjà rendez-vous en 2020! Blablabla ...


Jean-Eudes s'est personal brandé tout seul depuis des semaines. Le récit de ses hauts, et de ses bas narrés, étalés, pitchés sans pudeur à qui veut bien les lire. Ne vous égarez pas, ces pouces bleus ne valident pas la lecture attentive et bienveillante de cette bouille (avec de gros morceaux de sorties de 10km en 1h12 dedans, les grumeaux du running ...), mais incarnent le click automatique du runner amorphe membre de communautés composées d'atomes dont la seul liaison est le lieu commun ...


Bref, Jean-Eudes et son 6h12 n'ont désormais plus rien à dire sur les réseaux sociaux du running, une fois écoulé - et éculé - le stock de ses émotions surjouées. Un avant, un court (quoique trop long ... 6h12) pendant et un après qui pue le vide.


Le blues frappe Jean-Eudes maintenant!


Plus de routine sur le terrain (Jean-Eudes s'entraîne un peu quand même) et plus de selfie (et ses déclinaison #, slogans, récit, capture garmin ...) à partager sur les réseaux sociaux du running. Jean-Eudes s'était habitué à ces rituels communautaires. Les likes, les bons mots , les encouragements d'inconnus, le pathos et le smartphone qui vibre à chaque notification de l’empire du néant numérique ...


Rien ne sera jamais plus comme avant. La préparation marathon de Jean-Eudes narrée sur facebook, c'était l'bon temps ... Nostalgie quand tu nous tiens.


Jean-Eudes exagère son blues post-marathon pour attiser son sentiment d'appartenance à la grande famille du running et chiner du like, la monnaie de son Ego sous-dimensionné de fait ... Lui aussi connait le blues, il en est donc! Tel le mur du ... marathon, cette expérience commune vécue pourtant individuellement, qui rapproche et unifie les runners, le blues est un socle commun. J'ai le blues, tu as le blues, bref nous avons ensemble la même chose. C'est beau le running, ce partage, ces points communs au-delà nos différences ... Un youtubeur opportuniste pourrait en faire une chanson. Succès garanti sur les groupes stars et leurs membres émotifs et niais.


Pour être un runner 3.0, il faut être niais, taper le mur du km 15 et avoir le blues post-marathon pour pouvoir le dire sur le net et valider sa qualité de marathonien en 6h12! La belle affaire ...


/// Notre diagnostic ///


Le blues du marathon, c'est réaliser qu'autant de gesticulations sur Internet et sur le terrain pour pondre une performance médiocre n'est ni rentable ni efficient. C'est subir la lutte entre son inconscient qui hurle au scandale physiologique et l'Ego qui en redemande ...

Il traduit la difficulté d'assumer cette piètre performance, ces alternances de marche et de "course", ce chrono minable, cette préparation bâclée et en synthèse, cette incompréhension, ce dévoiement du No Pain No gain et des slogans feignant de dompter la grimace des sessions d'entrainements qui font progresser ...


Car Jean-Eudes vous ment, nous ment et il se ment. Il se berce d'illusions non pas douces, mais molles. C'est l'empire du moindre mal. Il cause comme un coureur à pied qui affronte le lactique et les sorties longues sous la pluie mais il n'en est rien. Il gesticule par le verbiage creux, le lieux commun ... pour se fondre à sa communauté, faite de ses semblables, qui valide et auto-valide ...


Comme tout bon runner, Jean-Eudes ne saurait jongler longtemps avec la balle du no pai no gain et l'autre du run pour le plaisir!

Une médaille, Finisher et 6h12 ... Jean-Eudes se dit fier de lui! En réalité, il n'en est rien. Jean-Eudes a le blues, déprime car il réalise la mascarade. Il n'a rien fait de grand. Quelque chose au fond de lui entend la fausse note même si son Ego parvient à se nourrir encore des miettes de bienveillance stipendiée des réseaux sociaux ...


Nous conseillons à Jean-Eudes se trouver un objectif et de le travailler. Avec rigueur, et sans fausse humilité. Il pourra alors gouter à la satisfaction de l'avoir atteint. C'est garanti sans blues ...



Le Joggeur Qui Râle


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