Mais qui a donc tué la course à pied ?

La course à pied est morte, vive le RUNNING!

Une succession officialisée depuis quelques mois par notre cherche Fédération Française d'Athlétisme (F.FA.): Exit la course hors-stade, welcome RUNNING. La stratégie de l'échec à côté des affaires (dopage, résultats en berne ...).


Mais facile d'accuser les cols blancs. La France d'en bas est coupable. Pourquoi? Comment?


On vous dit tout!




Si vous nous lisez - ne serait-ce qu'épisodiquement - vous devez bien avoir une idée. Un petit rappel en forme de synthèse pour les retardataires à la limite de la barrière horaire?


Comment affirmer que la course à pied est morte? Pourquoi mépriser le Running?


La course à pied, c'est le sport, l'activité physique, la sueur et les rictus. Le running, c'est l'univers social l'entourant et la grignotant au service des turpitudes de l'Humain.



Voilà à grands traits le constat liminaire à l'origine de notre questionnement. Nous vous invitons à nous lire pour mieux infuser le concept #LJQR.



Mais qui a donc tué la course à pied?



Les réseaux sociaux au banc des accusés ...


Les réseaux sociaux (ou RS) ont transformé l'humain. Les RS ont par ricochet fait évoluer les rapports du coureur à pied avec la course à pied.


Érigés en formidable outils de partage et de communication entre les uns et les autres, les réseaux sociaux ont finalement braqué la pudeur, l'humilité et le bon sens du coureur mué désormais en runner.



Pourquoi le runner?


Le runner plutôt que l'athlète ou le coureur à pied parce-que les phénomènes de masse et la main du marché derrière ont besoin de catégories homogènes pour faciliter la gestion. Consumérisme. Marketing. Transhumance. Conformisme. Bref, le running, ce sont plusieurs milliards de chiffre d'affaire annuel, la presse aime à le répéter avec un cynisme que le "runner" ne saisit pas, ou que trop épisodiquement avant de craquer sur Black Friday!


La course à pied, sport sain et cheap ... devenu running, poche percée et bobologie! En creusant ton déficit et le trou de la sécurité sociale, tu sombres dans l'instabilité mentale et c'est la névrose du runner devenu 2.0 ... Mise en scène de soi-même et de ses exploits anecdotiques sur les réseaux sociaux.


L'environnement a désormais ses slogans (no pain no gain). Ses codes. Ses rituels (selfie). Ses communautés. Ses valeurs.


En permettant aux runners de se mettre en avant, comme en scène, c'est une boite de Pandore qui s'ouvre. La spectacularisation de soi-même à l'écran. Un écran devenu accessible. Plus qu'accessible d'ailleurs, il est devenu le prolongement de soi-même. Plus encore, c'est la réification de soi au service de l'écran, siège du noyau de son être numérique, acteur central reléguant la chair du réel au second plan. Comme un fardeau soumis aux lois de la physique ...


La course à pied, c'est le corps défiant la physique par la physiologie, la biomécanique. la sueur ... La rigueur aussi.


Le running ... 2.0, c'est s'émanciper de ces lois pour l'âpre course à mort des égos sur les RS.


Le dopage ici résulte dans l'abolition de la pudeur, de l'humilité et de la bienveillance (lesquelles sont dévoyées et donc souillées) ... Les audaces/performances vite normalisées doivent se renouveler sans cesse afin de garder tête et corde.


Selfie, captures garmin, # en cascade, slogans creux quoique rassembleurs, bilan kilométrique mensuel (le summum de l'abrutissement par le culte de la quantité) ... sont les grigris des fétichistes du Néant.

La satisfaction réside ainsi dans l'inter-action sociale creuse et factice plutôt que dans la progression sportive. Facile et addictive, gloutonne et mortifère, elle mue donc le coureur en runner par paresse. Le confort.



Une mine d'or pour les marques et les organisateurs de gros événements. La running affiche désormais sans sourciller 250 euros et les dossards s'arrachent à 100 balles. Ça grouille de monde en vaporfly roses et vertes fluos dans le sas 5 heures ... Une allégorie de l'époque



Culte de l'égo à la petite semaine. Fétichisme marchand. Inclinaison à acheter le mérite plutôt qu'à le gagner ... Tout y est du reflet de l'époque.


La névrose gagne désormais les perdants du running 2.0 ... car même dans cette arène, certains opportunistes se sont professionnalisés pour capter le captif. Les influenceurs et leurs Cours Magistraux de Digital Marketing croquent les reliquats financiers de cette masse amorphe en quête de repères. Étourdie.


La dissonance cognitive est la matière première des rapaces.




Coupable!


Les réseaux sociaux sont déclarés coupables du meurtre de la course à pied par fourniture de moyens permettant la réalisation de l'infraction principale.


Période probatoire pour le runner 2.0 invité à infléchir ses turpitudes mornes sauf à envisager la mise sous tutelle de sa pratique avant celle de sa personne.


La lecture de Le Joggeur Qui Râle est un salutaire outils de réhabilitation cognitive, en complément, bien évidemment d'une pratique de la course à pied raisonnée et utilement repensée comme un sport sain pour l'esprit et le corps. Et sur ce paradigme, les possibilités sont nombreuses, de la performance au loisir entre amis. Ce qui se passe sur les RS n'a vocation à n'être qu'une goute d'eau dans un océan de sueur.



Le Joggeur Qui Râle




 

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