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Mental # A QUOI tu penses quand tu COURS ...

Updated: Feb 4

A l'entraînement ou même en pleine course, le RUNNER se retrouve parfois, souvent, face à lui-même et à sa souffrance.

Terrain propice aux pensées qui alors nous transpercent, hétéroclites, parfois décousues et anarchiques. Proche de l'onirisme, les images et le sentiments défilent bien plus vite que les kilomètres ...


Et toi, à quoi penses-tu quand tu cours?




Début de course

Retrouver les trognes habituelles des pelotons, quelques selfies et la bonne humeur. La routine pour le runner 2.0 du dimanche matin ... Après un clapping interminable et un hommage anonyme, le pétard retenti et te voilà lancé à toute allure sur les premiers hectomètres ... Jusqu'ici tout va bien!


1) Les jambes tournent bien, ça va chier des bulles!

Et c'est vrai que porté par le peloton et l'ambiance, les premiers hectomètres sont véloces et ...faciles. Trop faciles même, car une fois convertis en kilo, les hectos deviennent salauds! Bref, tu passes de 4'35'' à 5'25 illico ...


2) De l'avance sur mon Record Personnel, yaka gérer ...

Hélas, ta marge fond déjà comme une glace vanille-fraise-pistache-chocolat-chammalow au soleil de juillet en plein mois d'avril. Cruauté et désillusion. Que vais-je donc pouvoir baratiner pour justifier cet échec cuisant!?


3) Je vais faire de cette course une sortie longue rythmée, un bon entraînement quoi!

Révision des ambitions face aux Lois intransigeantes de la Gravité et de la physiologie! L'allure décline fortement.


4) je calme le jeu et je tente le negative split ...

Joueur, tu te lances un défis dans la course histoire de sauver les meubles et l'apparence. L'honneur également? N'exagérons rien ...




Mi-course

Le confort s'en est allé comme un soldat parti trop tôt au champ d'honneur ... Bref, cela se complique! C'est dans la tête ...


5) Comment vais-je raconter tout cela sur les réseaux sociaux?

Inventer une blessure, une maladie, ou classique de chez classique, l'efficiente "chiasse" foudroyante t'ayant freiné alors que tu "volais" littéralement! ne surtout pas hésiter à être trivial pour noyer les suspicions. Vulgaire vaut mieux que menteur :-)


6) Qu'est-ce-que je fous là?!

En effet, te voilà dans l'inconfort le plus complet et il te reste la même à boucler! L'occasion de faire un simili point sur ta "carrière" de sportif du dimanche. Tu doutes. Et si tu raccrochais les runnings? Tu erres en plein délire, tu grimaces au moment même où le photographe t'immortalise. Une photo que tu ne partageras pas sur les réseaux sociaux!


7) Faut absolument que je finisse devant Célestin, je l'aime pas Célestin!

Ne soyons pas idyllique et hypocrite, on a tous nos têtes. Et Célestin, tu ne l'aime pas. Même si vous finissez souvent dans les mêmes chronos, vous ne vous êtes jamais salués. Les phéromones sans doute. Cette rivalité contraire à l'esprit sportif dont tu te gargarises pourtant est parfois utile, pour se motiver ...


8) Maudit genoux qui se réveille!!!

Comme tout bon runner lambda, tu es souffreteux! Toujours mal quelque part! La bobologie, tu connais! Et quand ça devient dur et que la foulée se déforme (elle n'en avait déjà guère en début de course), les douleurs ressurgissent des enfers ... telle une pause publicitaire en plein film, les stimuli délétères agressent ton script.




Quand la fin approche (trop lentement)

Le plus dur est derrière te murmures-tu pour te donner du courage pour ce dernier gros kilo! Si tu donnes l’impression de gesticuler vu de l’extérieur, c'est à l'intérieur que tout se bouscule ... C'est le moment de se donner du COURAGE.


9) Je vais choper une nouvelle médaille/un nouveau dossard à accrocher au mur!

Tu parles d'un trophée! Mais bon, on a tous nos petits péchés matérialistes! Et c'est vrai que tu ne t'es pas juste contenté de le payer ton dossard, tu as aussi couru la course (en 5'35''/km ça compte aussi?). Et puis, si cela te file un petit coup de boost, alors ...


10) J'aime tellement courir, ce public et ces petites mains d'enfant dans lesquelles on check ... blablabla ....

Non, ce ne sont pas les prémices d'un malaise vagal carabiné qui pointent. C'est ton coté pathos qui s'expriment, décomplexé par l'effort, la fatigue, la joie d'en finir et l'ambiance qui règne. Bon okay, on aime tous les fins de course, et les ambiances qui parfois, conférent à l'instant, une dose d'euphorie. Mais calme toi donc, tu débordes et tu gâches tout à trop en faire, y compris ces nobles sentiments que tu ressens.


11) Y aura-t-il du gâteau au ravito?

La dernière fois, il n'y avait que des bananes et des quartiers d'orange. Sympathique certes et #Healthy, mais bon. Faut pas déconner.

Bonus, l'organisateur a-t-il prévu une tireuse à bière? La bière après la course, c'est la BASE. Bon trêve de goinfreries spirituelles, tu as un dernier kil' à torcher, et autant faire ça bien!


12) Selfie, #Hashtag, Pathos et debriefing sur les réseaux sociaux: Je sais déja ce que je vais étaler pour vous!

Chez Le Joggeur Qui Râle, on cause RUNNER 2.0, et qui dit RUNNER 2.0 dit réseaux sociaux, selfie, pathos et #Hashtags en cascade!

Bon, même si ton récit dégueulant de niaiserie impudique éludera l'aspect sportif de ta "performance" (ou l'évacuera à la chasse-d'eau, vous nous suivez?), tu auras malgré tout beaucoup à dire. Bavard. Émotions, ambiance, "les copains/"copines et autres rendez-vous à la prochaine course ... c'est aussi cela le Running 2.0!


D'ailleurs, tu as déjà les yeux rivés à ton smartphone entre deux tranches de pain d'épices. Hors de question de rester applaudir les coureurs à pied sur les podiums, tu dois aller bruncher chez Théogène, il fête d'ailleurs sa nouvelle paire de Hoka!




Quittons nous en musique avec ce classique par Tom Petty And The Heartbreakers, Runnin' Down A Dream:


Bonne fin fin de course, et n'oubliez pas de couper vos GPS!


Le Joggeur Qui Râle

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