Politique VÉLO: Le bal des menteurs | LJQR

Mis à jour : oct. 10

La mobilité douce … voilà la nouvelle novlangue des communicants de la Politique ringarde en quête de longueur d’avance neo-ecolo-cool … L’enfer (de la route) pavé de bonnes intentions pas du tout vélo-compatible. Ou quand l’urbanisme gesticulant est pensé, conçu et réalisé par des col-blancs ne pratiquant la bicyclette que le temps d’une photographie aux fins de communication en période électorale.




La bagnole est partout! Sur la chaussée pense-t-on d’instinct, mais également et surtout, dans nos têtes. C’est le réflexe de la mobilité. 50% de nos déplacements quotidiens font moins de cinq kilomètres – mais 3% seulement de ces déplacements quotidiens sont réalisés à bicyclette! Faites le calcul … résultat: on est loin du compte!



On chante le vélo! Le vélo c’est sympa! Healthy et économique! Bref, les bike-friendly courent les rues … en voiture. “Un jour je m’y mettrai car vraiment …”. Mais en fait non. la faute à la pluie! Aux gosses! Aux courses! Et puis j’habite trop loin de mon bureau …



Et certains de ces alibis sont tout à fait recevables! La folie immobilière (spéculation, politique urbaine depuis … toujours?), l’irrationnel et la dissonance cognitive (individuelle et institutionnelle) … ont forgé la culture de la voiture. Du tout bagnole! Il faut être militant et courageux, savoir renoncer, pour verser vers l’abandon (même partiel) de la voiture. Ici, le parisien intra-muros (ou le citadin de grandes villes) qui travaille à Paris intra-muros, s’il a moins de mérite qu’un provincial reliant ville-campagne chaque jour, aura malgré tout le loisir de goûter à des nouvelles sensations modales … (s’il pleut, le métro est ouvert de 6h à 1h).

Simple effet de mode? Ou vraie révolution culturelle? Il faut bien un début …


Pendant ce temps là, à Utrecht, Pays-Bas …




Le grand écart quand on ose comparer nos villes avec la culture plus nordique. le modèle – les Pays-Bas – amuse. Il agace aussi tant le choc des images est spectaculaire. Il ne doit malgré empêcher de garder un optimisme. Je sais, c’est difficile. Le développement de cette part modale (la part de la bicyclette comme moyen de mobilité) n’est pas réellement un enjeu politique, et encore moins électoraliste … sauf au détours, dans les grandes métropoles, d’une opération de communication ciblée! La communication sur le sujet coûte un bras cependant. Un bras qu’un cycliste victime d’un accident dû à un réseaux défaillant pourrait perdre cyniquement!

Bref, beaucoup de blabla et des actions insuffisantes …



Aux Pays-Bas, priorité à la bicyclette, et c’est concret!



Un changement de paradigme ici induit de très nombreux investissements et une refonte globale de l’infrastructure. La contrainte budgétaire est-elle la seule responsable de cet immobilisme désuet? Voilà une vraie question. une question qui devrait s’élever au-delà des clivages politiques, lesquels neutralisent trop souvent les initiatives, mêmes salutaires, saines et mêmes écologiques.

L’écologie (la vraie pas cet objet-gadget qui ouvre de nouvelles perspectives aux communicants et à leurs communications onéreuses #GreenWashing) prise en otage par la politique … voilà sans doute ce qui bloque la révolution modale. Politiques et communicants ou la rente par le verbiage sans réelle action … Infernal!


Toujours à Utrecht (Pays-Bas), la culture vélo postule des aménagements idoines …


Nouvels aménagements pour le vélo et pour le cycliste. Remise en cause du monopole de l’automobile et de ses implications. On appelle cela un changement de paradigme. Le changement, c’est compliqué et ce n’est pas encore pour maintenant (ironie de l’histoire, c’était le slogan de Hollande, dit aussi Pays-bas, notre ex-président, vous vous souvenez?). Certains pouvoirs s’accrochent à ce monopole de l’automobile, cette rente confortable qui “roule” … On imagine fort bien lobbying et peut-être plus opaque encore pour “freiner” certaines initiatives. De là à penser qu’il a corruption sur le prote-bagage …

Les faits divers dramatiques mettent parfois, toujours trop peu selon nous, la question au centre d’un débat trop inaudible pour le quidam pas encore sensibilité. Dommage.

A croire que l’écologie et la santé (enjeux auxquels la bicyclette s’affirme comme le “médicament”) n’ont vocation à se substituer aux vieilles rentes que si elles sont rentables à très court terme aux acteurs capitalistes déjà en place!

Hors, Écologie et Santé sont des courses de fond, pas des sprints.


Normal normaux, bicyclette vélos!



 

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