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Pourquoi # Le Runner n'aime pas le cross-country!

Mis à jour : janv 28

Le cross est une discipline hivernale exigeante qui forge l'homme. Froid, pluie, vent, boue et pointes. Tels en sont les ingrédients principaux. De quoi sortir de ce fameux "confort" comme disent les runners à slogans sauce #NoPainNoGain. Et pourtant, ces fameux runners 2.0, on ne les voit pas le dimanche sur les cross ...

Pourquoi?


On vous dit tout!




Pour le coureur à pied licencié de club d'athlétisme, le Cross est un incontournable. Parfait pour préparer les beaux jours et sa caisse, se forger un mental de warrior. Car le cross, c'est un peu la guerre. Relances, bosses, boue, dévers et troncs à sauter ... Le parcours du combattant en short.


Il faut également affronter la météo ... Bref quand les #NoPainNoGain des jours cléments prolongent le chill sous la couette, le "vrai" chausse ses pointes et se tape une caisse en débardeur.



Mais pourquoi une telle défiance du runner vis-à-vis du cross-country? Et si tout n'était pas totalement de sa faute?


Le cross-country n'est pas toujours "open" à tous les coureurs du dimanche. En effet, la majorité des courses ne sont a priori ouvertes qu'aux licenciés. Certains événements proposent bien des courses dites "open" mais ce n'est pas toujours le cas et ce n'est pas forcément très évident. D'ailleurs, le cross communique beaucoup moins que les courses et les trails classiques. Question de budget. Et de culture, sans doute aussi.


Un élément sur lequel méditer car depuis des années qui font désormais des décennies, le cross-country se meurt, malgré de beaux et bons ambassadeurs ...


Considérations calendaires également. Le cross, c'est l'hiver (début automne). Et l'hiver est un prétexte pour faire une coupure. Entre les fêtes, la rigueur du climat (de moins en moins vrai si on en croit GRETA et la doxa climatologique actuelle - empiriquement ce n'est pas délirant pour l'heure) et la pauvreté du calendrier des courses, de nombreux runners ont rangé leurs runnings ...


Bon, c'était l'instant indulgence ...


Plus sérieusement, le runner "boude" le cross-country pour de plus basses et ternes considérations.


Le runner à #NoPainNoGain évite le cross-country de peur de devoir mettre à l'épreuve son pathos de warrior 2.0.


Car le cross, ça pique et ça ne pardonne pas!


Sortir de sa zone de confort, dans le froid et la boue sans avoir le loisir de faire mumuse avec sa montre ... à quoi cela rime-t-il pour le runner 2.0 et ses déviances psycho-socio-numériques? A rien!


A l'arrivée d'un cross, pour le #Finisher donc, une orange et un petit morceau papier sur lequel est inscrit "une boisson chaude"! Pas de t-shirt, pas de goodies et ô sacrilège, pas de médaille!


Et puisque le cross est un tremplin et/ou un objectif en soit pour les cadors et les pistards de la région, le runner est condamné aux dernières places! La note se sale ...


Si Kilian Jornet ou François d'Haene daignaient courir un ou deux cross l'hiver, les moutons en transhumance du monde du trail s'y risqueraient-ils? Sans nul doute ... Mais le trailer ne pratique pas (ou si peu) le cross-country. Trop court sans doute. Peur de l'opposition et de mettre à nu la relativité du niveau des "randonneurs"?


Et puis c'est salissant.


Bref, le cross-country n'est pas l'ami du runner. Ce runner qui n'y connait finalement rien et préfère agiter frénétiquement des grelots, parlant ce faisant à ses semblables dans un microcosme numérique en expansion qui, vu du coureur à pied (et du bon sens élémentaire et conséquent), ressemble à un trou noir!


Quand le runner dégaine le #NoPainNoGain, le coureur à pied active le No Pain No gain ... Le hashtag (le selfie de la pensée) synthétise le clivage entre deux pratiques. Le cross-country l'illustre.


Le Joggeur Qui Râle



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