Purisme # Pas de TRAIL hors montagne!

Trail. Ultra-Trail. Mais aussi et surtout Course nature ! On va pas se cacher derrière notre doigt, le dimanche matin, souvent c’est course nature au programme malgré ce qui est écrit sur la plaquette et sur le site Internet lors de l’inscription … Au-delà même de la réglementation FFA (distinction course nature/trail/ultra à partir du kilométrage, du D+ et du pourcentage de chemin, asphalte …), doit-on vraiment s’arrêter à la terminologie ? Pour certains, c’est un peu « touche pas à mon TRAIL ! » … Regards.



Pratiquer le TRAIL, c’est bien plus que courir. C’est partager des valeurs, faire corps avec la nature, se dépasser soi-même avant de dépasser les autres etc etc etc … Deux degrés de baratins dans ces slogans trop communs ! D’abord, quand il y a course, il y a aussi adversité, et doubler, lutter, se frotter aux autres n’a jamais empêché la bienveillance et la camaraderie avant, pendant et après la course. Ensuite, et c’est en rapport avec notre présent propos, il faut bien admettre que l’étiquette TRAIL compte énormément pour la masse du peloton. Y aurait-il moins de saveur à annoncer que l’on participe à une course nature plutôt qu’à un trail ? Sans nul doute oui. Une course nature de 25 km – 350 D+, NON ! Un Trail de 18 km – 200 D+ OUI ! Artificiel tout cela …

Tel est le TRAIL en province de la Capitale Montagne !

A la montagne, ce genre de débat et de petits arrangements avec les mots (la conscience et l’égo) n’existent pas ! Par définition, par essence. Quintessence du Trail et de l’Ultra. Les organisateurs ici doivent mettre le holà sur le dénivelé quand le tout venant des Terres Plates sur-exploitent le moindre tape-cul ! Injustice …

A la montagne, vous pouvez débarquer avec votre 4x4, CamelBak et vos bâtons tandis que le normand, le breton, le parisien devra se contenter d’un SUV à crédit, d’une flasque souple et d’une paire de Salomon SpeedGoat grand maximum …

Le montagnard a l’occasion chaque week-end de glaner ici ou là des points ITRA en vue de la grande messe de fin août tandis que les « autres » devront planifier tel ou tel déplacement pour cueillir aléatoirement son sésame …

Paysages de carte postale pour les uns, décors de marche digestive dominicale pour les autres (le comble du luxe pour le citadin aliéné) …

Le marketing aura beau y faire pour séduire et vendre le TRAIL (désormais également urbain), il faut se rendre à l’évidence. Le TRAIL, c’est un «truc » de montagne. Le reste n’est qu’un pâle palliatif à la frustration à l’individu hors-sol. Malade de la ville et privé de ces grands espaces qui autorisent l’écho …

Du coup, le citadin conséquent est un routard-pistard qui mâchouille son sort en labourant les champs l’hiver à la saison du cross !



Le Joggeur Qui Râle

110 vues
 

Formulaire d'abonnement

©2018 by Le Joggeur Qui Râle. Proudly created with Wix.com