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Quand la petite Reine se prend pour un ROI ...

Le roi de la jungle urbaine s’entend. Que vous soyez cycliste donc, simplement piéton, runner ou même encore automobiliste, le constat empirique est pour le moins mitigé : la cohabitation n’est pas vraiment harmonieuse entre les « usagers » de la route et de la voie publique.

Mention spéciale pour le cycliste qui, sans doute galvanisé par le discours ecolo des grandes villes, a fini par croire qu’il était LE véhicule prioritaire par excellence, immunisé par l’ivresse de sa nouvelle casque(tte) de sauveur de la planète sur deux roues. En matière de bêtise cependant, jamais personne n’a le monopole, et ses confrères ne sont guère exempts de tout reproche. Regards …






Ne surtout pas oublier les désormais adorables trottinettes électriques, lesquelles tirent à elles la couverture médiatique de la contestation (malgré la furtivité de leur cinétique) de cette  très contemporaine cacophonie de l’harmonie entre les nomades du quotidien que nous sommes …



Le vélo électrique est-il une bicyclette ou un deux roues motorisés ?

Autre question … La chaussée et le trottoir ont donc la noble mission de savoir faire cohabiter les choux (garçons et filles) et les carottes (pas cuites) … Une soupe d’embrouilles souvent amère.

Voie de bus, contre-sens (autorisé pour les vélos), code de la route à géométrie variable, sentiment de toute puissance face aux piétons idiots, textotage, musique, et même selfie à toute allure pour animer son lifestyle via instagram … le cycliste urbain dispose de toute une panoplie d’attitudes afin d’affirmer – et accessoirement vivre – sa Liberté de citoyen moderne. Ce règne du « moi je » se heurte malheureusement parfois à la réalité, les lois physiques et légales. L’immunité brisée par la rappel à l’ordre de l’agent ou l’amande, par le membre brisé hélas aussi.



Bien souvent, le cycliste roule en roulette russe, le barillet toujours plein ou presque.

Le cycliste urbain sûr de son fait est arrogant avec les voitures, les utilitaires et les camionnettes en attendant de défier les poids lourds égarés. Grisé par la vitesse de son jouet (désormais électrique), le cycliste jongle entre chaussée et trottoir comme s’il disposait d’une passe-droit, d’un passeport entre deux continents (le motorisé d’un coté, le vulgaire musculaire de l’autre, soit la route et le trottoir – clivage désormais très relatif avec la trottinette mais surtout l’urbanisation « étonnante » qui consiste à insérer le cyclable en milieu de zone piétonne comme à Paris). Le piéton vulnérable, de son côté, consent à sa faiblesse en ne regardant pas son chemin, en obstruant ses sens (smartphone ventouse, bouchon audio dans les oreilles …). Le choc.


L’automobiliste impatient, la portière aile de papillon, les deux roues pressés (…), tous ces obstacles dangereux ne sont que théorie pour le cycliste Roi. Cela n’arrive qu’aux autres …

Nuançons, même hors des centres urbains denses, le cycliste  est curieux. Sur les départementales, l’as du guidon aime rouler à 4 de front avec ses semblables. Le klaxon est toléré hors agglomération, oufff. Sur la voie verte, le cycliste rechignera toujours à casser sa moyenne pour tolérer la mollasserie de cette famille en ballade sauce roller/velo/trotinette/papi/mami/le chien …



Qu’il se  prenne pour l’homme nouveau et écolo, ou pour un pro, le cycliste pédale lui aussi égoïste.

La route lui appartient ! L’automobiliste est le beauf des villes, le piéton n’est qu’un oisif qui flâne sans but valable. Il n’a pas toujours tort ceci dit.



Méfiez-vous comme de la peste des nouveaux  prosélytes du deux roues. Au fait, portez-vous un casque pour vos déplacements urbains ?



Normal normaux, bicyclette vélos!


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