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13 "trucs" RUNNING pour ne plus se traîner le cul ...

Updated: Dec 28, 2019

Après des débuts prometteurs et une progression constante et fulgurante , l'heure de la stagnation s'affiche sur ta Garmin, et ce n'est pas un bug du logiciel! Dur. Mais prévisible. Te voilà bloqué juste au dessus de ton objectif chronométrique et les bornes accumulés ne veulent a priori rien y changer!


Râleur, le Joggeur qui Râle sait aussi se montrer altruiste (LJQR l'est toujours d'ailleurs, même, surtout, quand il râle) et vous délivre ici quelques conseils, pêle-mêle pour détricoter cette fâcheuse stagnation qui vous ferait presque abandonner votre nouvelle noble passion ...


Cadeau!



Ces freins à ta progression, ce sont plein de petites choses qui se logent avant, pendant et après la course/ l'entraînement/petite sortie. Tu as vraisemblablement conscience de certaines d'entre elles, mais les turpitudes ont cette agilité d'esquiver les assauts de la volonté. Toi même tu sais ...

Précision liminaire, certains de ces "trucs" agissent ensemble en synergie du désastre ... en avoir conscience c'est faire coup double quand on décide "vraiment" d'agir ... à bon entendeur!


Petit rappel ...



1 L'alcool

La petite bière sans mousse, sans bulle, tiède et servie dans un gobelet en plastique après la course ... c'est sympa, tu as l'impression de l'avoir méritée mais en fait c'est superflus et sans gout. Symboliquement, oublis! NoPainNoGain, c'est aussi renoncer aux plaisirs creux!Pas facile hein ...


A coté de cela, n'était pas un crack du track and field, tu peux t'autoriser quelques excès de temps en temps, #YOLO ... en prenant soin d'éviter les week-end de course (même si la légende raconte que Jean-Run a battu son RP sur 10 bornes un lendemain de cuite à la Suze). Ce RP, parlons-en: 48'15" sur 10 bornes. Pas de quoi parader.


Cul sec!


2 La bouffe

Le dimanche matin, c'est course et après la course, c'est la grande bouffe du dimanche midi. Le parisien runner 2.0 ira bruncher avec des runnings propres pour rester dans l'ambiance. L'occasion de boire une vraie bonne bière fraîche servie avec dignité?


En régime de croisière, contrôle donc l'emprise pondérale de tes tendances à l'excès si tu veux décoller un brin. On te parle pas de devenir un ascète trapiste mais quand même. Nous sommes allé scruté ton compte instagram à la rubrique #Instafood ... c'est gras et copieux. Tu nous fous la gerbe pour parler vrai.


3 La quantité ennemie de la qualité (et de la récup')

Jean-Run est un traqueux. Il borne pour se rassurer. Ce biais lui permet également de s'étaler lamentablement sur les réseaux sociaux et se construire une personnalité. Un "vrai" de vrai. Anecdote: sur la touche 4 mois à cause d'une blessure, Jean-Run a couru 27 bornes en Nike Zoom streak LT 3 en prépa 10 kilomètres!


Comme prisonnier de ce besoin de se rassurer par la quantité, et d'alimenter son public imaginaire sur les réseaux sociaux (en réalité son Ego glouton), Jean-Run stagne sans comprendre pourquoi. "Les résultats devraient suivre , merde à la fin" peste-t-il entre deux #Hashtags niais.


Une pensée pour Jean-Run qui jongle en ce moment avec un TFL, une fracture de fatigue (numérique) et une périostite. Optimisme de rigueur cependant, les toubibs autodidactes de la runningosphère lui ont certifiés que 3/4 jours de repos et c'est reparti!


4 L'équipement

La streak LT3 pour la sortie longue, c'est non! Le camelbak pour 10 bornes trail urbain, ça ne sert à rien et ça rend aqua-dépendant (en bref, ça ramolli).


La Hoka pour les séances de la qualité, ça fait Loana en plateforme shoes au festival de Cannes ...


La vapor fly 4% quand tu titres 45'26" sur 10 bornes, c'est de la frime grossière! A moins qu'elle ne soit grotesque ... dilemme.


Chacun fait ce qu'il veut certes. La Liberté de claquer du fric pour rien. La Liberté de s'équiper ostensiblement pour stagner, chouiner, borner, se blesser, chouiner ... etc etc. Le disque est rayé et le crétin en toi se force à aimer ce bruit que tu prends pour de l'Art contemporain sonore.Triste sir, sombre sbire du mercantilisme.


5 Psychologie (de la liquéfaction à la survitesse)

Le syndome Jimmy, dit le Morning Glory des réseaux sociaux collecteur de pouces bleus et de témoignages d'admiration niais. Selfie serious quotidien à l'appui, of course.


Selon le tableau de bord de ses sorties étalées à la face du web running, Jimmy vaut 2h40 au marathon. En réalité, il butte sur 3h15!


Va comprendre Jimmy! Tu bornes trop et arrive rincé au D-day. Et ce besoin de te rassurer via les réseaux sociaux ne traduirait-il pas une fragilité psychologique? En tout cas, la méthode curative 2.0 est inefficace. En 2019 qui sait ...


Le Joggeur Qui Râle ne manquera pas de t'encourager en te déposant au 25eme kilomètres. Promis.



6 Courir pour les "autres"

Synthèse de plusieurs points sus-évoqués, ou quand le runner, ici 2.0 se déconnecte de lui-même pour vivre par la médiation des autres. Réseaux sociaux, selfies, supplément d'âme à travers sa pratique désormais stakhanoviste du running ... Prisonnier du regard des autres, tu ne parviens plus à atteindre le fameux FLOW ... cette chose ésotérique qui t'invite au royaume du geste juste et du plaisir extatique.


Tu ne fais plus l'amour à la course à pied. Tu te branles frénétiquement. Sortez les mouchoirs.


7 Se tromper de format

Préparer un 10 bornes en faisant des sorties de 30 ... enquiller les 30/30 en vue d'un semi-marathon.


Jean-Run dit courir au feeling tout en cochant de longue date des rendez-vous pour lesquels il endosse le mode warrior pour faire frétiller les copines!


Ta tête ne tient plus sur une feuille A4!


8 Mauvaise planification

L'anarchie et le désordre. L'entropie parfaitement ordonné selon Jean-Run. On en viendrait presque à se demander si ce zigoto ne serait pas un peu idiot en fait! Un zébulon qui gesticule sottement pour exister aux yeux des autres. Des "autres" qui n'y connaissent rien et l'encouragent donc à continuer. L'égo comblé en redemande et distille une motivation inefficiente.


En courant moins mais mieux, tu iras plus vite et plus longtemps. Mais ça se verrait moins. Tout choix est un renoncement. Et le runner 2.0ne négocie pas avec la reconnaissance numérique arrachée aux réseaux sociaux par la quantité étalée par la grâce du triptyque selfie-#-pathos.


9 Ne pas écouter son corps

Prisonnier donc de ces démons (égo, besoin d'exister à travers les réseaux sociaux, et donc les autres, en oubliant son rapport "intime" aux plaisirs du sport > endorphines, flow ...), Jean-Run a ce biais fourbe de ne pas écouter les signaux de son corps, à minimiser ceux-ci. Les #NopainNogain et autres déclinaisons "la douleur est éphémère, l'abandon mon cul sur la commode" abondent sur les réseaux sociaux (de plus en plus indigents chaque jour) du running n'arrangent rien à cette sale histoire ...


Bon, Jean-Run parvient à se faire plaindre quand il chouine sur le net en partageant la dernière photo de son IRM ou autre selfie-pied violacé ... Petit bonus: la demande de diagnostic on ligne à peine sorti du médecin du sport!


10 La prison des slogans #NoPainNoGain

Sans transition avec le point précédent, ce truc agit en synergie avec l'égo du spécimen. Jean-Run veut aller courir car il en besoin pour les diverses raisons sus-évoquées. Claudiquant bassement, il hésite franchement ... un peu de pommade et deux trois étirements et il est apte se convainc-t-il! A la guerre comme à la guerre! NoPainNoGain ... un vrai récital de castor junior!


Alors il court blessé et ne lésine pas sur le pathos de debriefing posté sur instagram et les réseaux! Une contre-performance (normale) le dimanche suivant sera justifiée par cette pointe sur le mollet ... L'idiot regarde le doigt qui pointe l'étoile. Jean-Run s'attarde sur la blessure en détournant le regard de la Raison. Immature!


11 Être un runner 2.0 plutôt qu'un coureur à pied

Le runner 2.0 pratique accessoirement la course à pied. C'est une sorte de nouvel art de vivre phagocytant la course à pied. #, pathos, selfie, t-shirt de finisher, médaille, race to be et dossards aux tarifs prohibitifs consommés dans la joie et la gaieté vaines ... c'est un microcosme socio-cognitif en plein bigbang!


Un univers en expansion truffé de trous noirs! Attention, ils absorbent les lumières du running ...


12 L'abîme cognitive des réseaux sociaux

Fruit de l'ensemble de cet œuvre parfaitement orchestré par la course à l'égo, le runner 2.0 sombre dans la névrose puis dans la niaiserie avant de s'abîmer dans le déclin cognitif. N'étant qu'un parmi le peloton de ses semblables, notre ami ne le réalise pas. Il suit au cœur de ce peloton, un mouton au milieu du troupeau serions-nous tenté d'écrire, et de penser!


Il faut dire que tes montages mosaïque selfie/capture garmin / selfie-jambes / pathos / # et verre de bière ne font pas de toi un artiste militant servant la cause de l'élévation du genre humain ...


Au final, tu ne cours plus que pour l'étaler sur les réseaux sociaux et exister par la médiation d'un Autrui abstrait et numérique. Tu fais la tronche sur tes selfies tellement tu n'y crois pas. Tu songes parfois, pris d'un élan de lucidité, à te sevrer de tout cela ... avant de craquer et de partir courir 18 kilomètres la veille de ton objectif coché de longue date dans ton agenda "Jogging International saison 2018/2019": un 10 bornes réputé roulant.


Un objectif qui rime avec déception, rincé, sans jus et souffreteux que tu es. Chronique.


13 Bonus # Non tu n'en as pas assez pour y aller au talent!

Un peu d'humilité bonhomme, aussi il te faut bannir par éthique commune le couteau suisse des excuses bidons que tu nous ressers à chaque désillusion. Sagesse la veille de course et autre petit truc pour ta gouverne: un peu de renforcement musculaire pour soigner ta posture chaotique. Tu as beau te redresser et faire le malin quand le photographe fait clic-clac au coin de la rue, on a tous vu que tu courrais assis façon gros cul devant facebook à grignoter (à poster des selfies de TOI)!


Le running est souillé par les ersatz de warrior de l'asphalte, aussi nous te conseillons de respecter la course à pied ... si tu n'es pas trop aliéné et crétin, tu y trouveras assurément plus de plaisir. A défaut, tu souffres d’intempérance et ta mise sous curatelle sportive est une nécessité. D'ailleurs, tu es peut-être déjà sous la tutelle de ton Ego ...


Osons une synthèse audacieuse ...


Jean-Run stagne avant-tout car il se contente activement d’impressionner les seuls qui n'y connaissent rien ou ceux qui ont quelque chose à lui vendre. Piètre vocation ... Méfiez-vous par ailleurs de celles et ceux qui rétorquent façon Unlucky-Luc "Chacun fait ce qu'il veut". En général, ce torchon militant sort de la bouche (#DuckFace sur selfie?) des plus aliénés.


Sinon, si ça ne veut toujours pas, il reste la carte manchon à 100 balles et les gels "coup de fouet" ...


Bonne chance.


Le Joggeur Qui Râle

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