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« Salut » entre runners # Une tradition qui se perd!


Un peu comme chez nos amis les motards, les membres de la grande communauté trail-running (cette grande famille #TeamFamily) ont coutume de se saluer lorsqu'ils se croisent au milieu de la jungle urbaine et/ou des sentiers. Mais ça, c'était avant!


Le charme de la théorie résiste-t-il encore, de nos jours, à la froideur de la réalité?



Tempérons nos amers regrets d'un "c'était mieux avant" à jamais perdu puisque le runner est désormais un sujet largement standardisé et pléthorique, aussi, le charme d'antan de croiser un runner (jadis pionnier) au milieu des badauds n'a plus rien d'exceptionnel. Il ne s'agit donc pas seulement d'un nouvel individualisme en short ni d'une impolitesse décomplexée car normalisée.


"Un peu comme croisé un frenchie à Londres! J'ai envie de dire SO WHAT?!" (Géraldine, 5h12 sur Marathon)


Comme nous, vous les avez croisés récemment, ces runners qui ne disent pas bonjour. Brefs portraits de ces malotrus de l'asphalte!



The Professional

Le pseudo-athlète élite du coin fonce à travers les plots sur jambes que nous sommes. Pas le temps de nous salue,r il risquerait de casser sa moyenne. En fait, notre présence ici n'est pas souhaité, nous le gênons dans sa quête de victoires et de records. Nous saluer serait nous encourager à continuer. Nous ne sommes pas du même monde, pas le même pedigree. Le Haut ne salue pas le Bas, c'est la règle de la Nature.


L'arrogant vous toisera au mieux du regard pour juger de votre look, de votre silhouette de SUB5H et ricanera sur le modèle de vos runnings mal choisies (trop cheap ou alors surclassé).


Notre avis: Les vedettes locales s'entraînent sur piste ou sur des spots très identifiés. Si vous croisez un Professional arrogant lors de vos runnings, il s'agit alors d'un charlatan, d'un affabulateur pathologique. Bref, d'un mec qui surjoue à donf. Le coureur à pied qui charbonne, trop conscient de la rigueur et de la souffrance impliquées par la quête de performance, est bien trop humble pour ces pitreries.



Œillères et bouchons!

Ce spécimen est assez récurrent. Il tendrait même à se reproduire de manière exponentielle. Culte du "moi j'ai" sans doute. Notre ami tout équipé cumule donc casquette englobante, lunettes de soleil waterproof, casque crachant de la mauvaise musique quoique très forte et tout le toutim! Seul au monde. Seul dans son monde. Interaction sociale zéro! Ce modèle a l'air impassable sauf lorsqu'il investit la rubrique Le runner en détresse (des fois que sa musique lui aurait inspiré un tempo trop exigeant).


Notre avis: Nous surveillons de près le pathos indigent de ce loustic, des fois quil revendiquerait courir pour l'amour de l'hamronie avec la nature (ex. le bruissement des feuilles, le chant des oiseaux ou la verdure des prairies ...). Quant à son look ... rien. On se fâcherait.



#BalanceTonPorc

Sans nul doute biaisé par notre sexe (LJQR est un homme cela ne vous aura pas échappé esprits simples), nous pensons illico et fort de nos nauséabonds préjugés à une demoiselle ...


Nous l’appellerons Géraldine. Géraldine se fait belle pour aller courir. Cute et fashion en toutes circonstances. Géraldine cacherait-elle au fond un cruel manque de confiance en soi? Maquillons le! Géraldine fend ainsi la bise à 6'20'' du kilo au milieu des ploucs qu'elle ne côtoierait même pas à la ville! Inutile de préciser qu'elle snobe, par réflexe social et phobie esthétique, toute cette masse grouillante, mal fagotée et puante!


Notre avis: Calme toi cocotte, on est pas la terrasse de ton lounge bar à siroter des cocktails à 15e au milieu des équivalents masculins au QI moyen de 70. On est là pour courir et prendre du plaisir, pas pour te gérer ton 07 (la #hashtageuse a un numéro en 07). D'ailleurs, et pour dire vrai, tu es vachement moins bien gaulée en sportive qu'en fashionista urbaine. Bref, tu ne fais pas illusion et on t'a salué comme une simple random!



Le runner en détresse

Séquence indulgence avec ce cas! Le runner en détresse est en bout de course. En fin de cycle. Il recherche l'O2 pour brûler le substrat lipidique et boucler sa sortie longue dominicale de 8km!


Coordination et biomécanique chaotique. Sueur en auréole, dans le dos, devant, derrière, visage écarlate et respiration haletante ... notre ami inquiète. Mais il ira jusqu'au bout de l'effort et il faut saluer cette abnégation.


Notre avis: On a plus envie de lui demander comment ça va (!) que de le saluer ...



Le penaud

Le penaud vient de commencer le running. Il a été acheté sa petite paire de runnings dans un magasin physique pour se faire conseiller par un vendeur qualifié. Petit short et t-shirt technique qui vont bien, compris! Et ce matin, il est allé courir au parc pour la première fois. Timide, il éprouve une petite appréhension à l'idée de mouvoir son corps dans l'espace physique, cette danse qui ne dit pas son nom! Les us et les coutumes du running game, il ne connait pas!


Notre avis: Gildas-Denis, d'ici quelques mois sera bien loin de tout cela et sera devenu un Professional pestant contre les chicanes mobiles de ce parc qu'il fréquente toujours. d'ailleurs, il y prépare un 10km sur lequel il compte bien taper son PB (SUB45')!




Contexte actuel

En ces temps de confinement, certains runners s'aventurent dehors pour gambader une heure dans ce fameux périmètre de 1km autour du domicile. Petit privilège de caste que certains roturiers dénoncent ... Les heures sombres de la délation. Et entre privilégiés - incarnation du beau, du juste et de la bienséance -, on se salue courtoisement tout en respectant les gestes barrières. Ceci est un constat très empirique que nous avons pu mener en nous dévouant à sortir à notre plus grand péril (attestation en poche). C'est aussi cela le confinement et ses nouvelles solidarités.





Le Joggeur Qui Râle




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