Société # Top 10 des incivilités lors dune course

Si le « public » du running en général et du trail en particulier a le mérite de quelques vertus comparativement à d’autres sports, mais n’allons pas jusqu’à glorifier notre paroisse outre mesure. Derrière le trail-runner se cache l’humain, et avec lui, cohorte de défauts. Au milieu de ses semblables et de la Nature, il y exprime ses tares et son individualisme.


Voici quelques unes des incivilités dominicales sur la route du trail … dans l’ordre chronologique.


#1 Ce trailer à SUV à cheval sur deux places !

Il arrive toujours à l’heure où la disponibilité du parking se tarit doucement. Et comme il vient de prendre un crédit pour ce SUV diesel (le même en mieux que son beau-frère), il veut éviter à tout prix les potentiels coups de portière. Monsieur s’accorde donc un privilège aristocratique. Ce trailer là est prêt à vous pousser au bord du gouffre pour gratter une place dans le top … 200 ! Une ordure.


#2 Le barbu à camelbak qui gruge pour retirer son dossard dans la file d’attente !

Faux cool, vrai con ! Ça fait slogan mais cela résume parfaitement le bonhomme. Ce goujat. En général, il compile plusieurs des incivilités de ce recensement. Parfois, il fait même grand chelem. Un as.


#3 Usurpateur de sas, normal …

Devant comme les bons, forcément. Pourquoi ? Parce-qu’il le vaut bien. Du moins c’est ce qu’il croit. Jouer les cadors dans le sas pour exploser après 500m … et gêner tout le monde dans le single à D+ inaugural. Non, il ne se poussera pas et écartera bien les coudes, voir les bâtons quand il les a pris pour faire genre …


#4 Le bouchon du single track …

Le boulet campe sa ligne sans jamais inviter le coureur qui le précède quoique venant vite à passer. Tu devras passer sur le bas coté, quitte à vriller sur une racine ou une pierre. Une définition singulière de l’esprit trail l’anime.


#5 Ignorer les bénévoles aiguilleurs

Normal. Nous n’épiloguerons pas plus.


#6 Ignorer les bénévoles du ravitaillement

« ils sont là pour ça » l’aurait-on entendu dire tandis qu’il éructait sa déception après une contre-performance …


#7 Pas un mot pour le claudiquant qui vient de « mettre la flèche »

Bien sur, ce trailer qui faisait la course en tête et désormais blessé n’est pas en danger de mort, mais un petit mot ou une accolade pour ce compagnon de l’effort … Non, même pas ! Un de moins ! A la guerre comme à la guerre pour le trailer stipendié !


#8 Erreur d’aiguillage du mec devant ?

Cela en fait un de moins, le trailer « mauvais esprit » ne dit mot et en profite pour accélérer un coup afin de noyer le malheureux dans son erreur … Pas fair play !

#9 La queue de poisson qui va bien sur la partie finale pour sauvegarder ta 247eme place scratch !

Le trailer mué par l’incivisme n’aime pas se faire doubler. En début de course passe encore (il usurpe le sas, c’est donc « naturel »), à mi-parcours, il s’agace. Sur la fin, cela lui est intolérable.


#10 Après l’effort MON réconfort !

Le trailer contestable identifie d’un regard vif et précis le meilleur du ravitaillement, les mets de choix. Et comme il a payé, il se permet ! Plus que la bienséance n’autorise mais le règlement ne stipule rien sur la question. Alors, il se sert. Se ressert. Se gave. Et ne pense surtout pas aux autres (ceux qui courent encore et ceux qui attendant derrière lui …).


Hors classement, le tricheur qui prend le départ à mi-parcours, planqué dans la forêt tel un maquisard du moindre effort, résistant du dernier kilomètre.




Le Joggeur Qui Râle

 

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