Tendance # Le RUNNING court-il à sa perte ? [1/2]

C'est un peu la question sous-jacente à toute notre production littéraire et artistique sous copyright! Comportements individuels anarchiques, pratiques tarifaires des organisations, émergence de concepts antinomiques (trail urbain), crise des égos, épisode confinement/déconfinement, banalisation du selfie (runfie) ... Liste non exhaustive car en perpétuel renouvellement ...


Et, clin d’œil à notre titre - volontairement trivial pour attirer de nouveaux lecteurs à stimulus facile - tout cela malgré la féminisation de ce sport désormais activité de loisir de plein air ... Molle!





Il s'agira ici d'évoquer le running, par opposition classique à la course à pied et à l'athlétisme, sous forme de petites réflexions. Par empirisme pragmatique, un constat s'impose: titre trivial et illustration aguichante s’accommodent mal avec les longs développements sociologiques.




On your marks!


L'épisode du confinement et ses conséquences


Marathon sur balcon, trail des escaliers, ultra dans le jardin, séance de gainage filmée en gros plan ... Le tout partagé bien évidemment sur les réseaux sociaux (sinon ça ne compte pas). Mais aussi runner à l'intégrité mentale relative allant courir tout en hashtagant #StayAtHome ...Une cacophonie exacerbée par le contexte. Rien de plus et surtout rien de surprenant.


Mention spéciale pour les bluffeurs qui ont borné en simulant l'inactivité sanitaire....


Le mystère du selfie


Plus le temps passe, moins nous ne comprenons cette frénésie egotripée. Autant un petit selfie avec des potes au départ d'une course pour immortaliser l'instant ..., mais le runner qui poste selfie et capture garmin à chaque sortie ... bref!




Le bilan kilométrique mensuel


Un classique du "moi je" numérique. Sous couvert de partage blablabla, le poseur mensuel de cette chienlit entend ici récolter un maximum de notifications facebook, cette monnaie de singe.  Le running quantitatif...Le concours de bite nouveau.


Le prix des dossards


A l'heure du règne du marché, le prix se forme par la loi de l'offre et de la demande. Avec cette cohorte de pas lourds en short et chaussettes compresssport, le sport business se gave comme jamais. Allez, on s'entasse dans le SAS sub6h!



L'épisode 2/2 de cet article >>>

L'article complet >>> Tendance # Le Running part-il carrément en [couille] ?


La mode du trail urbain


Le culot du marketing événementiel n'a pas de limite, la preuve avec le trail urbain. Escaliers, zones urbaines et crottes de chiens dans une ambiance urbaine très verte (surtout si ta ville est estampillée "ville fleurie", soit un carré d'herbe fleurie à l'entrée de la ville et trois ronds-points sauce buisson).


Les consultations médicales on line


Tu sors du spécialiste lequel t'a prescrit 2 mois de repos obligatoire? Diantre ce n'est point tolérable. Selfie-radio à l'appui, pose ta demande de diagnostic on line sur n'importe quel groupe de running 2.0 ... Tu y trouveras pléthore de spécialistes dont le beau-frère "a eu pareil" ... Bref, la méthode pour courir blessé tout en se soignant existe! Eurêka!


Les chaussures en or


Inflation sur le cours de la running. 200, 250, 275 puis désormais 300 balles pour arborer LA chaussure qui va vite avec ajout carbone et tout! Tout ça pour descendre sous les 45' sur 10km ou ô ambition démesurée, casser le SUB4 sur la distance reine ... vache à lait?


Poster [toutes] ses séances sur les groupes de running


Rituel quotidien (le même zouave joue du bilan mensuel en prime time) avec selfie, slogan positiviste niais, hashtags en série et capture garmin. Pourquoi fait-il cela? Grande question ... Combler un vide existentiel. Assouvir sa gloutonnerie de crypto-validation sociale, épater Géraldine qui sait. Bref, le mec stagne sévère!


Le # et ses implications psychopathologiques


Le hashtag, c'est un peu le selfie de la pensée selon l'expression de votre serviteur dévoué. Bref, c'est l'incarnation fainéante de la pensée creuse, de la catégorisation/segmentation numérique du réel fade.


Pour une analyse exhaustive du # et plus généralement d'Instagram ...



Le nouvel histrionisme est arrivé et il n'a pas que le gout de banane


Nivellement par le bas, hommes et femmes sont logés à la même enseigne [discount] dans le grand village de la mise en scène de sa fongible personne. Et comme la concurrence est rude et qu'il faut sans cesse se démarquer pour (tenter d')exister, il faut se résoudre à montrer son cul et à neutraliser la pudeur. L’algorithme FB/IG joue le jeu!



Conclusion



Le running s'est fait une place au soleil en éclipsant la désormais lunaire course à pied (!). Et avec cette démocratisation - en réalité vulgarisation - au service du seul consumérisme (les vertus psychologiques et physiologiques étant largement rognés par les effets délétères de l'excès, bobologique chronique, empreinte carbone, explosion du budget ...), une cohorte de comportements et d'attitudes pathologiques et ennemis du "mieux".


Narcissique en diable, le runner nouveau entend jouer le rôle principal du film de sa vie désormais médiatisée par les réseaux sociaux.


Ces nouveaux comportements aliènent en offrant à son auteur l'illusion de la libération. Ainsi, toute remise en cause de ces gesticulations sera par lui lue comme une entrave et donc soumise à sa quérulence soutenue par la foule de ses semblables, dit autrement, sa communauté.


Les comportements grégaires n'ont jamais émancipé l'individu de ces groupes désormais mués par la recherche commune et confondue de satisfactions individuelles d'égo. Un magma.




Le Joggeur Qui Râle

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