Tendance # Le Running part-il carrément en [couille] ?

C'est un peu la question sous-jacente à toute notre production littéraire et artistique sous copyright! Comportements individuels anarchiques, pratiques tarifaires des organisations, émergence de concepts antinomiques (trail urbain), crise des égos, épisode confinement/déconfinement, banalisation du selfie (runfie) ... Liste non exhaustive car en perpétuel renouvellement ...


Et, clin d’œil à notre titre - volontairement trivial pour attirer de nouveaux lecteurs à stimulus facile - tout cela malgré la féminisation de ce sport désormais activité de loisir de plein air ... Molle!


Effet indésirable du running # Le cul plat. Attention mesdames!

Il s'agira ici d'évoquer le running, par opposition classique à la course à pied et à l'athlétisme, sous forme de petites réflexions. Par empirisme pragmatique, un constat s'impose: titre trivial et illustration aguichante s’accommodent mal avec les longs développements sociologiques.



On your marks!



L'épisode du confinement et ses conséquences

Marathon sur balcon, trail des escaliers, ultra dans le jardin, séance de gainage filmée en gros plan ... Le tout partagé bien évidemment sur les réseaux sociaux (sinon ça ne compte pas). Mais aussi runner à l'intégrité mentale relative allant courir tout en hashtagant #StayAtHome ...Une cacophonie exacerbée par le contexte. Rien de plus et surtout rien de surprenant.

Mention spéciale pour les bluffeurs qui ont borné en simulant l'inactivité sanitaire....



Le mystère du selfie

Plus le temps passe, moins nous ne comprenons cette frénésie egotripée. Autant un petit selfie avec des potes au départ d'une course pour immortaliser l'instant ..., mais le runner qui poste selfie et capture garmin à chaque sortie ... bref!



Le bilan kilométrique mensuel

Un classique du "moi je" numérique. Sous couvert de partage blablabla, le poseur mensuel de cette chienlit entend ici récolter un maximum de notifications facebook, cette monnaie de singe.  Le running quantitatif...Le concours de bite nouveau.



Le prix des dossards

A l'heure du règne du marché, le prix se forme par la loi de l'offre et de la demande. Avec cette cohorte de pas lourds en short et chaussettes compresssport, le sport business se gave comme jamais. Allez, on s'entasse dans le SAS sub6h!



La mode du trail urbain

Le culot du marketing événementiel n'a pas de limite, la preuve avec le trail urbain. Escaliers, zones urbaines et crottes de chiens dans une ambiance urbaine très verte (surtout si ta ville est estampillée "ville fleurie", soit un carré d'herbe fleurie à l'entrée de la ville et trois ronds-points sauce buisson).



Les consultations médicales on line

Tu sors du spécialiste lequel t'a prescrit 2 mois de repos obligatoire? Diantre ce n'est point tolérable. Selfie-radio à l'appui, pose ta demande de diagnostic on line sur n'importe quel groupe de running 2.0 ... Tu y trouveras pléthore de spécialistes dont le beau-frère "a eu pareil" ... Bref, la méthode pour courir blessé tout en se soignant existe! Eurêka!



Les chaussures en or

Inflation sur le cours de la running. 200, 250, 275 puis désormais 300 balles pour arborer LA chaussure qui va vite avec ajout carbone et tout! Tout ça pour descendre sous les 45' sur 10km ou ô ambition démesurée, casser le SUB4 sur la distance reine ... vache à lait?



Poster [toutes] ses séances sur les groupes de running

Rituel quotidien (le même zouave joue du bilan mensuel en prime time) avec selfie, slogan positiviste niais, hashtags en série et capture garmin. Pourquoi fait-il cela? Grande question ... Combler un vide existentiel. Assouvir sa gloutonnerie de crypto-validation sociale, épater Géraldine qui sait. Bref, le mec stagne sévère!



Le # et ses implications psychopathologiques

Le hashtag, c'est un peu le selfie de la pensée selon l'expression de votre serviteur dévoué. Bref, c'est l'incarnation fainéante de la pensée creuse, de la catégorisation/segmentation numérique du réel fade.


Pour une analyse exhaustive du # et plus généralement d'Instagram ...



Le nouvel histrionisme est arrivé et il n'a pas que le gout de banane

Nivellement par le bas, hommes et femmes sont logés à la même enseigne [discount] dans le grand village de la mise en scène de sa fongible personne. Et comme la concurrence est rude et qu'il faut sans cesse se démarquer pour (tenter d')exister, il faut se résoudre à montrer son cul et à neutraliser la pudeur. L’algorithme FB/IG joue le jeu!



Le Trail # Un écologisme écocidaire

J'aime la nature et le running donc je suis trail-running. Tous les dimanches, je joue du SUV diesel pour honorer Gaia avec mes semblables. Dégueulasser un spot lors de grands rassemblements onéreux eco-responsables ... Courir la nuit frontale au front pour terroriser la faune endormie ...



Les influenceurs du running qui ne courent pas [ou mal]

Les cordonniers mal chaussés se déclinent au grand magma de l'influençage numérique. Bref, Martine entend t'apprendre à courir avec sa foulée et sa posture de robot sans huile! La tartufferie n'assure pas le SAV de la casse bobologique subséquente, va sans dire ...



Incivilités dans les sas de départ ...

Ayant bourse délier pour s'aligner au départ, le runner a tous les droits. Y compris (et surtout?) celui de partir devant auréolé de son 53'48'' sur le 10 bornes saucisson de l'année dernière . Être sur la photo est le nouveau Graal de celui pour qui la médaille ne suffit plus. On ne compte plus les bousculades du retardataire, les odeurs suspects du grand traqueux et la pollution visuelle de la clique déguisée ...



GoPro, Smartphone et perche à selfie dans les pelotons

Fléau pour les autres, tare pour son possesseur, l'ustensile au service de l'ego du runner mérite l'interdiction pure et simple. Compte rendu de course diffusé sur Youtube depuis l'arrière du peloton (en lutte contre la barrière horaire dans un suspens insoutenable), chicane mobile zigzagant en hypoxie au rythme de la mauvaise musique crachée dans ses oreilles sourdes au bon sens élémentaire ou fabrique frénétique de "souvenirs" numériques au milieu de la route par ce groupe de runners du dimanche tellement sympathiques ...

Cauchemar sur asphalte!


Camelbak et gel énergétique sur 10km route

L’Être passe désormais par l'Avoir. Ou quand le fétichisme matériel motive le runner en rupture de motivation réelle. panneau publicitaire ambulant et bénévole, le runner sur-équipé a toujours un alibi médical à invoquer pour se justifier. Personne ne le croit même si on fait semblant.



Ces slogans creux qui ne disent rien

De l'archi dévoyé (et incompris) No Pain No Gain au tristissime "Même le dernier d'une course est devant celui qui reste dans son canapé" en passant par le ringard "Je ne suis pas lent , je rentabilise le prix du dossard", le runner rivalise de créativité stérile pour ricaner son running. Usant ...



Pathos et extériorisation de l'expérience intérieure

Impudeur générale sur les réseaux sociaux de l'indigence et la mendicité morale. Las de montrer son cul (en plus c'est normalisé et donc peu rentable, et en plus t'es moche), la boite de Pandore a un double fond: la chouinerie émotive à blablabla ... Bref, tu te répands sans pudeur (ne parlons pas de dignité) en déclinant l'intime à ta pratique sportive anecdotique.



Habiller son délire narcissique d'une [noble] cause

Critiquable et donc critiqué, le runner narcissique en quête de validation sociale permanente sort sa carte joker paralysante aux "rageux" ! Bing! Désormais, Narcisse courra pour une forcément noble cause. carte immunité et narcissisme décuplé! Un max de pouces bleus pour notre nouvel ambassadeur des nobles causes ... Bien joué!



Axer sa motivation sur la médaille (et le "plaisir")

Parce-que seuiller un brin c'est fatigant et que le No Pain No Gain n'est après tout qu'un slogan confortable pour se motiver derrière son écran, le runner moderne court après d'autres victoires que la boîte. La dissonance cognitive entre le dire, le faire, le prétendre et le ressentir. Une confusion cognitive en parfait accord avec ta posture chaotique (no gainage).


Courir la nuit, blessé, malade, sans envie ...

En concurrence féroce (et sauvage) sur les réseaux sociaux pour le partage du gâteaux de la reconnaissance sociale, le runner aime courir "différent"! Frontale au front, il aime déranger la faune et la flore qu'il vénère par ailleurs sous étiquette "nature". Un paradoxe de plus! Warrior dans l'âme, il aime aussi courir quand il ne devrait pas sous perfusion de #Nopainnogain largement dévoyé. Pitre.



Courir quand il fait chaud ou froid, sous la pluie ... fait-il de vous un héros numérique?

Dans nos sociétés pacifiés et désormais fades, il est bon de s'inventer des combats, des mérites et des victoires ... Pour le runner amorphe, la météo est un théâtre d'opération commode pour jouer les warriors. Le selfie du runner trempé NIAIS par l'averse ou la sueur sera du meilleur effet pour glaner pouces bleus et bons mots creux. Comme le vieux qui n'a rien à dire, le runner parle volontiers météo, pluie et beau temps. Canicules et gelées rythment son allure claudicante.




Color Run & Courses déguisées : Pourquoi?

Nous vous invitons à lire (ou relire) nos précédente chroniques intitulées Lamentable # Les courses colorés ainsi que Fléau des courses # Le runner déguisé afin de mieux appréhender la problématique de ces pratiques pseudo-festives, solidaires et tout le consortium d'ingénierie sociale aliénante sous-jacent (...). Spoil, tout ce cirque n'est in fine que pitrerie et usine à fric sous couvert de bonne humeur et de solidarité.


Etre #Finisher, ce Graal ...


Être finisher, le Graal contemporain et frelaté de la nouvelle religion du RUNNING.

La secte de celles et ceux qui partent carrément en couille, que l'ego immature et malade de la modernité en décomposition morale (vide existentiel, quête de sens) fait courir toujours et toujours plus mal vers le Néant. Le Finisher, ou le Terminus des vaniteux




Conclusion


Le running s'est fait une place au soleil en éclipsant la désormais lunaire course à pied (!). Et avec cette démocratisation - en réalité vulgarisation - au service du seul consumérisme (les vertus psychologiques et physiologiques étant largement rognés par les effets délétères de l'excès, bobologique chronique, empreinte carbone, explosion du budget ...), une cohorte de comportements et d'attitudes pathologiques et ennemis du "mieux".



Narcissique en diable, le runner nouveau entend jouer le rôle principal du film de sa vie désormais médiatisée par les réseaux sociaux.

Ces nouveaux comportements aliènent en offrant à son auteur l'illusion de la libération. Ainsi, toute remise en cause de ces gesticulations sera par lui lue comme une entrave et donc soumise à sa quérulence soutenue par la foule de ses semblables, dit autrement, sa communauté.


Les comportements grégaires n'ont jamais émancipé l'individu de ces groupes désormais mués par la recherche commune et confondue de satisfactions individuelles d'égo. Un magma.




Le Joggeur Qui Râle

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